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LA SERBIE


Vers mes 13-14 ans, j'ai été passionné par l'empire byzantin: il avait réussi l'exploit de prolonger de 1000 ans sinon l'empire romain, du moins la civilisation gréco-romaine ; il avait été victime de l'odieuse 4è croisade qui, en 1204, avait préféré le conquérir et le piller plutôt que d'aller délivrer Jérusalem. Il avait réussi à se relever et à tenir 200 ans, avant de sombrer courageusement sous les coups des Turcs Ottomans en 1453, sans aucune aide de la chrétienté occidentale.
Il avait largement contribué à façonner les civilisations de l'Europe orientale. C'est par l'histoire de Byzance que j'ai découvert celle des Serbes, des Bulgares, des Russes au Moyen Age et que je m'y suis intéressé. Dans la foulée, j'ai découvert l'histoire des luttes de libération des peuples chrétiens des Balkans face à l'empire ottoman : les Serbes avaient été les premiers à conquérir leur autonomie.
Astrologiquement, la Russie, dès 1881, bien avant l'arrivée des communistes au pouvoir, me semble "suivre" le cycle Saturne-Neptune. J'ai longuement hésité quant à un cycle éventuel de la Yougoslavie; finalement , il y a 6 ans, j'ai pensé à un cycle Jupiter-Uranus, que j'ai eu le plaisir de retrouver dans toute l'histoire de la Serbie de son premier soulèvement contre les Turcs à 1914, puis de 1914 à la mort de Tito en 1980 et dont j'ai pu vérifier la pertinence depuis cette date, au moins jusqu'à la chute de Milosevic.

MES DOCUMENTS DE TRAVAIL

Pour la période 1804-1945, c'est surtout "Histoire des Balkans (XIVe - XX e siècle)" de Georges Castellan, chez Arthème Fayard, 1991, dans l'édition du Club du " Grand Livre du Mois " d'avril 1999 (les pages indiquées dans mon article sont celles de cette édition). Les dates données dans mon article sont (c'est un choix arbitraire de ma part) en calendrier julien avant 1900 et en calendrier grégorien ensuite, sauf dans quelques cas, chaque fois indiqués dans le texte.

C'est aussi le "Dictionnaire d'Histoire Universelle" de Michel Mourre (Editions universitaires, 1968, en 2 tomes)

C'est aussi plusieurs articles consacrés à la Serbie et à la Yougoslavie par l'Encyclopaedia Universalis, édition électronique, version 5 (publiée en 1999).

C'est aussi l'excellent ouvrage de Michel Mourre, " Vingt-cinq ans d'Histoire universelle (1945-1970) ", paru en 1971 aux Editions universitaires.

Ce sont aussi des chronologies annuelles puisées dans " Le Monde ".

C'est aussi le Quid 1999.

C'est aussi "Chronique du 20è siècle" (Larousse, 1985) et les volumes de suppléments annuels à cette Chronique de 1985 à 1998.

J'ai également utilisé avec profit des chronologies et des articles publiés dans une collection de suppléments annuels à mon ancienne Encyclopaedia Universalis-papier , les " Universalia " (j'ai les volumes parus de 1974 à 1985).

J'ai puisé aussi dans plusieurs ouvrages de la collection " l'Etat du Monde " (éditions " La Découverte ")

Enfin, à partir de 2000, ma documentation provient d'un stock d'infos puisées au jour le jour dans Internet, surtout dans les dépêches d'agences diffusées par Free et Yahoo, et dans les éditions électroniques des quotidiens "Libération" et " Le Monde ".

J'ai également pris quelques renseignements sur le site du gouvernement serbe :
http://www.serbia.sr.gov.yu/

Sans oublier un ouvrage d'astrologie mondiale qui, outre le thème de la bataille de Kosovo Polje, est riche en analyses éclairantes sur la Yougoslavie et le monde balkanique:
"Evolution géopolitique mondiale. Le tournant (1980 - 2020)", par Charles Ridoux, Editions du Rocher, 2002.

Pour les données astronomiques, j'ai utilisé "The complete ephemerides 1920-2020 " de Francis Santoni, Aureas Editions, et pour les périodes antérieures l'excellent logiciel gratuit Astrolab, disponible sur le site de Jean-Christophe Vitu :
http://mapage.noos.fr/astrolabe

 


JUSQU' A 1914

Dans l'excellent ouvrage de Charles Ridoux, "Evolution géopolitique mondiale. Le tournant (1980-2020)", p 20, on trouve le thème de la célèbre bataille de Kosovo Polje (Champ des merles) du 28 juin 1389, à la suite de laquelle la Serbie est tombée aux mains des Turcs. Et on y voit une conjonction Jupiter-Uranus.

L'événement fondateur de la Serbie contemporaine me paraît être celui du 2 février 1804 : 300 patriotes serbes ont prêté serment de lutter jusqu'à la mort contre les 4 dahis (chefs de janissaires) qui terrorisaient la population de leur pays, et ils ont pris Karageorge comme chef. Or, la conjonction Jupiter-Uranus de 1803 était alors à environ 20° d'orbe et Jupiter devenait rétrograde quelques jours après, vers le 20 février grégorien, soit le 8 février julien du calendrier orthodoxe. Après diverses péripéties, cette révolte s'est transformée en lutte de libération face au sultan ottoman, avec création d'une principauté indépendante, très réduite en 1809-1810 sous l'opposition Jupiter-Uranus suivante, et détruite par les Turcs en 1813, sous le carré involutif du cycle. Mais les paysans serbes avaient gardé leurs armes (ils les avaient enterrées).Une nouvelle révolte, conduite par Milos Obrenovic à partir d'avril 1815, sous le sextil involutif du cycle, a remporté rapidement des victoires et a abouti à la naissance de fait d'une principauté serbe vassale des Turcs, mais autonome. En juin 1817, sous une conjonction Jupiter-Uranus à environ 10° d'orbe, le retour de Karageorge se terminait tragiquement et Milos envoyait sa tête au sultan. En novembre 1817, sous une conjonction Jupiter-Uranus à 2-3° d'orbe, Milos Obrenovic se faisait élire prince héréditaire de Serbie.

Après avoir failli tout perdre lors de la guerre russo-turque déclenchée en 1828 sous le carré involutif suivant, Milos a vu l'autonomie de sa principauté confirmée au traité d'Andrinople (14 septembre 1829) sous le sextil involutif suivant. Fin 1830, à l'approche de la nouvelle conjonction, il obtenait du sultan une reconnaissance écrite de l'autonomie de la Serbie et de son titre de prince héréditaire. En mai 1833, sous le sextil évolutif suivant, il parvenait à se faire rendre par l'Empire ottoman des territoires serbes libérés par Karageorge et perdus ensuite: la Serbie passait ainsi de 24000 à 37000 km2. La même année, Milos faisait expulser la population ottomane des campagnes, sans attendre les délais prévus. Sous l'opposition suivante, sous la pression des grandes puissances européennes (Autriche, Russie, Angleterre) et de notables serbes mécontents de son autoritarisme, une Constitution lui a été imposée, et il a abdiqué le 13 juin 1839 en faveur de son fils aîné Milan (l'opposition était dépassée de 21°environ), lequel mourait de la tuberculose le 8 juillet suivant. Le pays a été , sous un pouvoir exécutif très affaibli (une régence, puis le fils cadet Mihailo), gouverné par un Conseil où l'oligarchie des notables était toute puissante. Le coup d'Etat qui a donné le titre de prince au fils de Karageorge, Alexandre Karageorgevic (nuit du 25 au 26 août 1842, sous un carré involutif dépassé de 16°) a encore conforté leur pouvoir. Sous la conjonction suivante, une agitation, conduite par une étonnante alliance d'intellectuels libéraux et de partisans de Milos, obtenait la convocation d'une Assemblée nationale : cette dernière rappelait au pouvoir le vieux prince (11 décembre 1858). La conjonction était à 14° d'orbe. Il mourait en septembre 1860 et son fils Mihailo lui succédait sans problème, sous le sextil évolutif suivant. Au carré évolutif, en juin 1862, un jeune garçon serbe a été tué par un soldat turc en garnison dans la forteresse de Belgrade : la colère populaire a failli provoquer une guerre contre la Turquie. Sous le trigone involutif suivant, en avril 1867, après de longues négociations, les dernières garnisons turques quittaient le pays . Le 29 mai 1868, sous le carré involutif suivant, Mihailo tombait sous les balles de partisans des Karageorgevic: "les historiens serbes le considèrent volontiers comme le meilleur prince de leur pays jusqu'en 1914" (Georges Castellan, Histoire des Balkans, p 301). Son neveu Milan IV (14 ans) lui succédait et était proclamé majeur en 1872, sous la nouvelle conjonction. Sous le carré évolutif suivant, le 2 juillet 1876 (style grégorien), sous la pression d'une opinion publique solidaire de l'insurrection de la Bosnie-Herzégovine, et malgré Milan IV (qui a envisagé d'abdiquer), la Serbie déclarait la guerre à l'Empire ottoman. Cette guerre a été marquée par de graves défaites serbes, mais la Serbie, en mars 1877, sous le trigone évolutif suivant, a pu signer un traité de paix qui lui ne lui enlevait rien. Alliée à la Russie dans une nouvelle guerre contre la Turquie, elle a remporté des succès. Le 13 juillet 1878, au congrès de Berlin, sous le quinconce évolutif suivant, la Serbie obtenait enfin l'indépendance.

Elle signait une convention secrète avec l'Autriche-Hongrie en juillet 1881, sous le trigone involutif suivant : en échange d'une sorte de protectorat, l'Autriche-Hongrie favorisait la transformation de la principauté en royaume (Milan IV devenait le roi Milan Ier en février 1882), et son expansion territoriale vers le Sud-Est, en Macédoine. Sous le carré involutif suivant, éclatait une crise financière lié au krach d'une banque française, l'Union générale (juin 1882) : la Serbie perdait une somme supérieure au budget de l'Etat; des ministres, et même le roi, étaient éclaboussés par les retombées scandaleuses de cette catastrophe. On avait aussi une crise religieuse : le métropolite (chef de l'Eglise orthodoxe serbe) était destitué (suite à un conflit fiscal) par le gouvernement, mais son successeur ne parvenait pas à s'imposer (anathèmes réciproques entre 2 hiérarchies religieuses rivales). Un parti politique, celui des radicaux, exigeant le suffrage universel, une Assemblée nationale souveraine et la prépondérance des pouvoirs locaux face à l'Etat, déclenchait une révolte régionale, la Timocka buna, écrasée en quelques jours par l'armée (1883) ; Pasic, leader des radicaux, fuyait à l'étranger et était condamné à mort par contumace. Sous la conjonction suivante, la guerre de 1885 contre la Bulgarie, voulue par le roi contre une opinion publique hostile, de plus en plus favorable aux radicaux, a été désastreuse. Sous le semi-carré évolutif suivant, le roi divorçait (octobre 1888) et l'indignation de l'opinion publique provoquait la convocation d'une Assemblée constituante où les radicaux avaient les 4/5 des sièges. La nouvelle Constitution de 1888 ayant à peu près annulé ses pouvoirs, le roi abdiquait le 6 mars 1889 (grégorien) en faveur de son fils Alexandre (13 ans). Le 14 avril 1893, sous l'opposition suivante, ce dernier faisait un coup d'Etat, abolissait la Constitution de 1888 et rappelait d'exil son père. Sous la conjonction suivante, en juillet 1900, il annonçait ses fiançailles avec une dame de 12 ans son aînée, expulsait du pays son père et sa mère opposés à ce mariage et éliminait leurs partisans de l'armée et de l'administration.

Sous le carré évolutif suivant, 120 conjurés militaires ont fait un coup d'Etat sanglant dans la nuit du 10 au 11 juin 1903 (style grégorien) : le roi et la reine ont été assassinés à coups de revolver et leurs corps défenestrés. L'Assemblée nationale, à majorité radicale, a appelé au trône Pierre Karageorgevic, fils du prince Alexandre Karageorgevic. Les nouveaux gouvernements, souvent dirigés par Pasic, étaient pro-russes et anti-autrichiens.
Sous l'opposition de 1906, l'empereur François-Joseph a déclenché la "guerre des cochons" : les porcs serbes étaient interdits d'importation en Autriche-Hongrie. Sous le sesqui-carré involutif suivant, il annexait la Bosnie-Herzégovine (6 octobre 1908). La conjonction de 1914, avec l'attentat serbe de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, puis le déclenchement de la Grande Guerre par l'invasion autrichienne de la Serbie, se relie facilement à cette chaîne événementielle.

 

DE 1914 A 1980

Pour ne pas alourdir cette étude, je me contenterai ici d'exemples que je juge significatifs.

Sous l'opposition de 1921 , le parlement du nouveau royaume des Serbes, Croates et Slovènes adoptait la Constitution dite du Vidovdan, très centralisatrice, en l'absence des députés croates (qui avaient décidé de boycotter ce vote). Le roi Pierre Ier mourait et son fils Alexandre Ier, déjà régent depuis 1914, lui succédait.

Sous le carré involutif de 1924, le leader croate Radic était emprisonné, et la crise s'aggravait entre Serbes et Croates.

Sous le sextil involutif de 1925, Radic, très opposé aux visées de l'Italie fasciste sur la Dalmatie, se ralliait au régime, acceptait la Constitution et, libéré, entrait en novembre au gouvernement pour pratiquer une politique d'entente avec les Serbes (le sextil involutif était exact le 28 novembre).

Sous la conjonction de 1927-28, le royaume des Serbes, Croates et Slovènes s'alliait plus étroitement à la France (11 novembre 1927). Dans son prolongement (sous le semi-sextil évolutif ,exact les 17 juillet et 8 novembre 1928, puis le 19 février 1929), une crise grave éclatait le 20 juin 1928 (2 députés croates étaient abattus et 3 autres blessés, dont Radic, pendant une séance du Parlement, par un député monténégrin); les Croates réagissaient en créant un autre Parlement, purement croate, le 1er août. Radic mourait le 8 des suites de ses blessures, en présence du roi, venu à son chevet. Face à une situation politique difficile, ce dernier, le 5 janvier suivant, abolissait la Constitution et prenait tous les pouvoirs, quelques jours après la station de Jupiter du 25 décembre 1928.

Sous le sextil évolutif, Alexandre Ier créait le royaume de Yougoslavie (3 octobre 1929) sous une opposition Soleil-Uranus exacte le jour même et à l'approche de la station de Jupiter du 5 octobre.

Sous le carré évolutif, l'Italie fasciste, en 1930, parrainait la naissance du terrorisme croate des oustachis, et la crise économique mondiale frappait la Yougoslavie, aggravant les tensions internes.

Sous l'opposition (exacte le 11 octobre 1934), les oustachis assassinaient le roi Alexandre Ier, à Marseille (9 octobre 1934). Son fils Pierre II étant mineur, le prince Paul prenait la régence et menait une politique conciliante face aux Croates, mais aussi face à leurs soutiens étrangers ( Italie fasciste et Allemagne nazie). Un Concordat avec le Vatican (déjà voulu par Alexandre Ier, dans un but de réconciliation yougoslave, car les Croates étaient pour la plupart catholiques) était signé en juillet 1935; mais le patriarcat de l'Eglise orthodoxe menaçait d'excommunication tous les députés qui voteraient pour sa ratification, le gouvernement capitulait, et la coupure entre Serbes et Croates était encore plus forte.

Sous la conjonction de 1941, après un tardif coup d'Etat patriotique, c'était l'invasion allemande, la capitulation du 17 avril et l'appel du communiste croate Tito à l'insurrection générale contre les occupants (27 juin).

Sous le carré évolutif (exact le 25 septembre 1944), Belgrade était libérée (le 20) par l'Armée de Libération de Tito. Quelques jours avant, à Moscou, Tito avait obtenu de Staline que l'Armée rouge pénètre seulement dans la vallée du Danube, en direction de la Hongrie, et manifesté l'intention de parler d'égal à égal avec lui. Le 5 mars 1945, il devenait chef du gouvernement.

Sous le trigone évolutif (exact le 11 novembre 1945, puis les 8 juin et 30 juillet 1946), les élections du 11 novembre 1945 donnaient une Assemblée constituante largement dominée par les communistes et leurs sympathisants. Le 29 novembre, elle proclamait la République populaire fédérative de Yougoslavie. Tito devait rester à sa tête, sous divers titres, jusqu'à sa mort en 1980.

Sous l'opposition (exacte les 6 février, 3 juin et 15 novembre 1948) , c'était la violente rupture avec l'URSS et ses satellites. Le 18 mars, le jour même d'un carré Soleil-Jupiter, tombait la décision soviétique de rapatrier tous les conseillers et instructeurs militaires soviétiques, car "ceux-ci n'étaient pas amicalement traités en Yougoslavie". En fait, Tito avait eu le tort de lutter contre l'espionnage soviétique dans son pays. Le 28 juin, une résolution du Kominform condamnait la Ligue des Communistes Yougoslaves. Quand le Soleil a rencontré cette opposition (opposé à Uranus le 20 décembre 1948, puis en conjonction à Jupiter le 1er janvier 1949), la Yougoslavie a signé un accord commercial avec le Royaume-Uni (23 décembre) et dénoncé le blocus économique que les pays de l'Est commençaient à lui infliger (27 décembre). Pour bien montrer sa fidélité au communisme, Tito a lancé en 1949 une collectivisation brutale inspirée du modèle stalinien: ses effets sur la production agricole ont été fortement négatifs, aggravant les problèmes liés au blocus.

Sous la conjonction suivante (exacte le 7 octobre 1954, puis le 7 janvier et le 10 mai 1955), les relations s'amélioraient avec l'URSS: du 26 mai au 2 juin 1955, 3 dirigeants soviétiques se déplaçaient à Belgrade. Et sous son prolongement (semi-sextil exact les 5 janvier et 19 juillet 1956), c'était le dégel en URSS (20è Congrès du PCUS, réhabilitation de Tito, dissolution du Kominform), suivi d'une visite officielle de Tito en URSS (1er juin).

Sous l'opposition suivante (exacte les 14 mars, 8 octobre et 7 décembre 1962), on avait (en mars) un affrontement au Comité central de la Ligue des Communistes Yougoslaves entre libéraux et conservateurs, suivi d'un double virage: autoritaire à l'intérieur, pro-soviétique à l'extérieur. Le contestataire Djilas, libéré de prison en janvier, y retournait en avril pour avoir remis son livre "Conversations avec Staline" à un éditeur américain et était condamné le 15 mai à 5 ans ferme.

Sous la conjonction suivante ( exacte le 11 décembre 1968, puis les 11 mars et 20 juillet 1969), la Yougoslavie, au contraire, s'éloignait de l'URSS, à la suite de l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie. Elle signait un accord de coopération économique et technique avec la RFA (10 février 1969) et créait dans tout le pays des unités de défense territoriale, prêtes à la guérilla en cas d'invasion soviétique ( 11 février 1969).

Sous l'opposition de 1976, Tito avait eu des ennuis de santé en septembre, et Brejnev, venu à Belgrade (15-17 novembre), avait affirmé que l'URSS n'avait pas l'intention d'attaquer la Yougoslavie après sa mort.

La mort de Tito (4 mai 1980) se situait quelques jours après une station de Jupiter (26 avril) qu'une rétrogradation avait ramenée à 6° d'orbe après le carré involutif à Uranus. En outre, ce 4 mai, on avait une opposition Soleil-Uranus à 10° d'orbe. La même année, l'économie yougoslave était durement frappée par les conséquences du second choc pétrolier de 1979.

DEPUIS 1980

 

LA FIN DU CYCLE 1969-1983

Sous le semi-carré involutif (exact le 30 août 1981), c'était le temps des premiers grands affrontements au Kosovo, le 1er avril, entre les forces de l'ordre (1 mort) et des manifestants albanais (8 morts), puis de l'état d'urgence dans cette région (2-15 avril), avec plus de 600 condamnations et une épuration de la Ligue des Communistes Yougoslaves du Kosovo : on avait les passages groupés de Mars (24 mars) et du Soleil (26 mars) à l'opposition de Jupiter, puis au sesqui-carré d'Uranus (4 et 5 avril); il n'est guère surprenant d'avoir eu le paroxysme de la crise très près de la conjonction Soleil-Mars du 2 avril !

LE CYCLE 1983-1997

La conjonction de 1983 a été globalement négative. "A partir de 1983, le pays entre dans une période de crise qui ne cesse de s'aggraver" (Milza-Berstein, Histoire du XXème siècle, t 3, p 229). Les difficultés économiques et sociales étaient très grandes, les disparités régionales et les rivalités nationales de plus en plus accusées, la corruption et l'insécurité de plus en plus présentes (un exemple de cette dernière : l 'assassinat de l'ambassadeur de Turquie à Belgrade par deux Arméniens, le 9 mars 1983, quelques jours avant la station d'Uranus du 14).

Le semi-carré évolutif (exact le 17 février 1985) a été marqué par une forte agitation sociale : 341 grèves pendant le premier semestre 1985, parfois dirigées contre les syndicats et les cadres de la LCY (Ligue des Communistes Yougoslaves).

Après un sextil évolutif (exact les 21 mai 1985 et 8 janvier 1986), qui me laisse perplexe (son passage à vide apparent tient-il à un manque d'informations de ma part, ou a-t-il un lien avec le côté négatif de la conjonction précédente ?), le carré évolutif (exact les 5 juin et 6 septembre 1986, puis le 12 février 1987) a été le temps d'une crise économique et sociale sérieuse : l'inflation atteignait 100 %, le pouvoir d'achat avait baissé de ¼ depuis 1983, 13 % de la population active était au chômage, et la dette extérieure était écrasante (le pays devait 20 milliards de dollars au FMI et 610 milliards aux banques occidentales) ; les grèves (interdites, mais tolérées) se sont multipliées, surtout après l'annonce en février 1987 d'un gel des salaires à caractère rétroactif (avec récupération du trop payé dans la dernière période par les entreprises, soit une baisse des rémunérations perçues durant les mois d' application de cette récupération). Le renouvellement des équipes dirigeantes en mai-juin 1986, avec la montée de nombreux nouveaux élus sans passé politique, n'a pas permis de trouver des solutions efficaces à cette crise : c'est même le "jeune" premier ministre Branko Mikulic (58 ans), arrivé au pouvoir le 16 mai 1986, qui a eu l'idée de ce type de gel des salaires. Les poussées nationalistes serbes, croates, slovènes, albanaises (au Kosovo) ont été amplifiées dans ce climat de désordre et de mécontentement, et elles ont aggravé la situation. A partir de l'automne 1986, la LCY a durci ses positions face aux opposants.

La moisson du trigone évolutif (exact les 21 juin et 24 octobre 1987, puis le 12 mars 1988) a été plus maigre : les nombreuses grèves spontanées du 1er trimestre 1987 se sont heureusement terminées (au prix d'augmentations de salaires importantes, une explosion sociale violente a été évitée) ; à la mi-février 1988, un accord culturel a été signé à Tirana, mettant fin à sept ans de brouille totale des relations albano-yougoslaves ; du 24 au 26 février 1988, c'était une grande rencontre diplomatique à Belgrade des ministres des Affaires étrangères d'Albanie, de Bulgarie, de Grèce , de Roumanie, de Turquie et de Yougoslavie, assortie de la décision de tenir ensuite des réunions périodiques ; enfin, une visite de Gorbatchev ( 14-18 mars 1988) améliorait les rapports avec l'URSS. Mais ni le problème économique ni celui des nationalités n'avaient reçu ne serait-ce qu'une amorce de solution.

Après un sesqui-carré évolutif (exact le 15 mai 1988) apparemment passé à vide, le quinconce évolutif (exact les 11 juillet et 1er décembre 1988, puis le 10 avril 1989) a pleinement joué son rôle de prologue de l'opposition. Devant l'aggravation de la crise économique, Mikulic a eu à nouveau recours à un gel des salaires, il y a eu des grèves importantes et, pour la première fois depuis 40 ans, la pression sociale a provoqué la chute d'un premier ministre: Mikulic démissionnait le 30 décembre 1988 (Soleil conjonction Uranus le 22 et conjonction Saturne le 26). Il a fallu attendre les alentours de la station de Jupiter du 20 janvier 1989 pour lui trouver un successeur (19 janvier 1989), le Croate Ante Markovic (rivalité serbo-croate pour ce poste, tranchée par les autorités fédérales). Le Kosovo a connu des affrontements plus graves qu'en 1981. La République serbe, dirigée par Milosevic, qualifié par ses partisans de "nouveau Tito", demandait une révision de la Constitution de 1974 accordant l'autonomie au Kosovo : cette région-clé de la Serbie historique, peuplée de 90 % d'Albanais, lui échappait ainsi. Le 9 juillet 1988, une première manifestation à Novi Sad réclamait cette révision constitutionnelle et donnait le coup d'envoi de l'"été chaud serbe". Près de l'opposition Soleil-Jupiter du 23 novembre 1988, avaient lieu des manifestations parallèles et contradictoires d'Albanais du Kosovo (17-21 novembre, des dizaines de milliers) et de Serbes à Belgrade (plus d'un million le 19 pour soutenir la minorité serbe du Kosovo). Les choses se sont aggravées sous une conjonction Mars-Jupiter (exacte le 11 mars 1989) : à la suite d'une grève générale de la population albanaise du Kosovo, des mesures d'exception y ont été prises le 27 février 1989, suivies le 28 par une nouvelle manifestation serbe à Belgrade et le 2 mars par l'arrestation de 2 dirigeants albanais du Kosovo, accusés de complicité avec les "nationalistes albanais". Peu après, une révision de la Constitution était votée et le 28 mars, de violents affrontements entre forces de l'ordre et "nationalistes et séparatistes albanais" faisaient (officiellement) 24 morts: la conjonction Mars-Jupiter était encore à 7° d'orbe et le quinconce évolutif , à moins de 3° d'orbe, était activé par la super-lenteur d'Uranus ( proche de sa station du 9 avril) et de sa voisine Saturne (proche de sa station du 22 mars).

L'époque de l'opposition (exacte les 8 août et 29 décembre 1989, puis le 13 mai 1990) me paraît assez bien décrite par le texte suivant : "La Yougoslavie est plongée dans la plus grave crise de son histoire d'après-guerre. Selon les prévisions officielles, l'inflation devait atteindre 1000 % à la fin de l'année 1989 [...] . Sur le plan politique, le régime est déstabilisé, à la fois confronté à de graves querelles nationales et à la remise en cause de l'héritage titiste." (L'Etat du Monde 1989-1990, p 236). En fait, l'inflation a largement dépassé le taux prévu officiellement : elle a atteint 2600 % (c'est à dire que les prix ont été multipliés par 27 !). La dette extérieure est montée à 22 milliards de dollars.
Sur le plan international, les relations se sont tendues avec l'Albanie à cause du Kosovo et avec la Bulgarie à cause de la minorité macédonienne de ce pays.
A l'intérieur de la Yougoslavie, les divers nationalismes étaient de plus en plus puissants: à peu près seul, le mouvement nationaliste serbe souhaitait le maintien de la fédération yougoslave (qu'il espérait sans doute contrôler par le biais de l'armée) ; les autres voulaient, sinon l'indépendance, du moins la souveraineté de leurs peuples respectifs au sein d'une confédération. La République de Serbie voulait en finir avec l'autonomie du Kosovo.
Sous l'opposition solaire à Uranus (exacte le 24 juin 1989) et à Saturne (exacte le 2 juillet 1989), c'était une gigantesque manifestation serbe de plus d'un million de personnes pour commémorer, sur les lieux même, le 6ème centenaire de la bataille mythique de Kosovo Polje : l'opposition Jupiter-Uranus était environ à 10° d'orbe.
Sous le carré d'une triple conjonction Mercure-Soleil-Mars à une Uranus super-lente (peu après sa station du 12 septembre 1989), le parlement slovène votait pour le droit à l'autodétermination et à la sécession, le 27 septembre 1989 : on avait Mars carré Uranus le 21, Soleil carré Uranus le 24 et Mercure carré Uranus le 25. Premier pas décisif vers l'éclatement de la fédération yougoslave.
Peu après la 2è échéance de l'opposition Jupiter-Uranus du 29 décembre 1989, sous l'opposition Mars-Jupiter (exacte le 1er février 1990), les évènements se précipitaient : le 22 janvier, la Ligue des Communistes Yougoslaves renonçait à son rôle dirigeant ; le 30, de nombreux Serbes manifestaient à Belgrade contre la commémoration du souvenir de Tito et , le 2 février, pour exiger "la fin du communisme" ; ce même 2 février, le chef de l'Etat fédéral, le Slovène Janez Drnovsek, se rendait au Kosovo, où la situation était critique: l'armée y massait, sous prétexte de "manœuvres", des troupes munies de blindés, d'hélicoptères et d'avions de chasse, et il y avait des manifestations des Albanais du Kosovo qui aboutissaient à des affrontements très violents (22 morts, dont un policier). Le 4 février, les organisations communistes de Slovénie et de Croatie se séparaient de la Ligue des Communistes Yougoslaves : le PC slovène devenait le parti du renouveau démocratique, et la Ligue des Communistes Croates le parti du changement démocratique.
Le Soleil passait au carré des 2 pôles de la grande opposition vers la fin mars : carré à Jupiter le 22 et à Uranus le 30, ce dernier aspect renforcé par la super-lenteur d'une Uranus proche de sa station du 13 avril. Le 27 mars (peu après un carré Lune-Uranus exact dans la nuit du 26 au 27, et renforcé pour la même raison), de nouveaux affrontements ensanglantaient le Kosovo.
Enfin, le jour même de la 3è échéance de cette opposition, le 13 mai, à Zagreb, une heure avant un match de football entre une équipe serbe et une équipe croate, des supporteurs des 2 camps en venaient aux mains et cette flambée de haine nationaliste faisait 37 blessés, dont 17 policiers.
Fin juin-début juillet, le Soleil rencontrait cette opposition (opposé à Uranus le 29 juin, il arrivait le 15 juillet à la conjonction de Jupiter) et des évènements décisifs marquaient le Kosovo : le 2 juillet, le Parlement du Kosovo adoptait une "Constitution du Kosovo" établissant l'égalité de la province avec les 6 autres républiques de la fédération et donnant aux Albanais le statut de peuple-nation au lieu de celui de minorité ethnique ; le 5, le Parlement serbe réagissait par la dissolution de cette assemblée et la révocation du gouvernement de la province. C'en était fait pratiquement de son autonomie.

L'époque du quinconce involutif (exact le 15 septembre 1990, puis le 14 janvier et le 20 juin 1991) a vu se prolonger et s'aggraver les problèmes de l'époque de l'opposition.
La conjonction Soleil-Uranus (exacte le 31 décembre 1990) a été marquée par des avancées des nationalismes croate et slovène: le 21, la Croatie se dotait d'une nouvelle Constitution qui l'autorisait à faire sécession ; le 24, les Slovènes, consultés par référendum, se prononçaient massivement pour l'indépendance.
Sous l'opposition Soleil-Jupiter suivante (exacte le 29 janvier 1991), l'armée fédérale, contrôlée par les Serbes, réagissait en exigeant, le 24, la dissolution des unités armées croates, avec un ultimatum fixant comme dernier délai le 31 au soir. Le président croate Tudjman refusait de céder.
Sous le sesqui-carré Soleil-Jupiter suivant (exact le 10 mars 1991) coloré agressivement par un carré Soleil-Mars (7 mars) et un semi-carré Mars-Jupiter (12 mars), 60 000 personnes manifestaient à Belgrade à l'appel des partis d'opposition serbes pour dénoncer la mainmise communiste sur les médias (9 mars). La répression était très dure. Le 12, Milosevic révoquait les responsables de la télévision et faisait libérer un des chefs de l'opposition, Vuk Draskovic.
Uranus était super-lente aux dates voisines de sa station du 18 avril et ses aspects étaient donc particulièrement forts. Sous son carré au Soleil (exact le 4 avril), la région croate de la Krajina, essentiellement peuplée de Serbes, annonçait son rattachement à la Serbie (1er avril) et les troupes fédérales étaient déployées en Croatie (3 avril). Sous son opposition à Mars (exacte le 28 avril), les crises se multipliaient : 1/3 de la population active était engagée le 16 avril dans la grève (métallurgie et textile) la plus importante depuis 1945; en Croatie, des affrontements, le 2 mai, entre manifestants serbes et police croate faisaient 15 morts (3 civils serbes et 12 policiers croates) ; le gouvernement fédéral autorisait l'armée yougoslave à intervenir pour s'interposer entre Serbes et Croates (4 mai) et des chars arrivaient dans les principales villes de Croatie; le 5, les États-Unis suspendaient leur aide économique à la Yougoslavie, estimant que les droits de l'homme n'y étaient plus respectés; le 12 mai, les Serbes de Croatie votaient , dans un référendum illégal, pour le rattachement de leur région à la Serbie ; le 15 mai, la Serbie et ses alliés refusaient de donner leur accord pour que le Croate Stipe Mesic devienne président de la direction collégiale de la fédération yougoslave (ce qui était contraire à la constitution, qui donnait automatiquement la présidence cette année-là à un Croate) ; le 20 mai, 94% des Croates votaient pour l'indépendance.
Près de la 3è échéance du quinconce involutif, au passage de Mars à la conjonction de Jupiter (14 juin) et au quinconce d'Uranus (16 juin), c'était le début effectif de la guerre : le 13 juin , l'armée yougoslave, que dominaient les Serbes, entamait les premiers tirs d'artillerie en Slavonie (une région de Croatie à forte minorité serbe), dans la région de Vukovar ; le 25, la Croatie et la Slovénie proclamaient leur indépendance ; le 27, l'armée yougoslave attaquait les unités de la défense territoriale slovène. A l'approche de l'opposition Soleil-Uranus (exacte le 4 juillet), la CEE intervenait diplomatiquement (28-30 juin) : Stipe Mesic accédait à la présidence qui lui avait été refusée (30 juin) ; une trêve fragile commençait en Slovénie (3 juillet) ; le 5, la CEE décidait un embargo sur les armes et un gel de son aide financière ; le 7, un accord était trouvé, à Brioni, entre la CEE et les dirigeants serbes, croates, slovènes et fédéraux : cessez-le-feu immédiat, retour de l'armée yougoslave dans ses casernes, moratoire de 3 mois sur les déclarations d'indépendance de la Slovénie et de la Croatie "afin de reprendre les négociations sur l'avenir de la Yougoslavie".

L'époque du sesqui-carré involutif (exact le 21 août 1991) a été marquée par l'échec de ces négociations et l'éclatement définitif de la fédération yougoslave.
Le 16 août, les Serbes de Slavonie ont proclamé leur indépendance ; devant leurs affrontements violents avec les Croates, l'armée fédérale yougoslave est intervenue. Des milliers de réfugiés ont fui les zones dangereuses. Le 18, le président fédéral Stipe Mesic a accusé l'armée de soutenir les autonomistes serbes. Le 21, cette même armée accusait la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine de chercher à la démanteler en refusant d'envoyer leurs conscrits hors de leur territoire, et elle les menaçait de représailles.
Uranus était super-lente aux dates voisines de sa station du 19 septembre, et les aspects qu'elle a reçus alors en ont été renforcés. Sous le carré de Mars (exact le 16 septembre), c'était la réunion infructueuse, à partir du 7 septembre, de la conférence de La Haye prévue par l'accord de Brioni, puis un ultimatum du président Mesic sommant l'armée d'évacuer la Croatie, le rejet immédiat de cet ultimatum par le général Veljko Kadijevic, ministre fédéral de la Défense (12 septembre), la proclamation de l'indépendance de la Macédoine ( 15 septembre) et l'embargo sur les livraisons d'armes à destination de la Yougoslavie décrété par le Conseil de Sécurité de l'ONU (25 septembre). Sous le carré du Soleil (exact le 3 octobre), c'était la démission logique de Stipe Mesic le 7 octobre, au terme du moratoire "gelant" les déclarations d'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, suivie le 8 par la confirmation de ces indépendances par ces deux républiques.
Sous le semi-carré Soleil-Jupiter (exact le 15 octobre), la CEE obtenait l'accord de 5 républiques sur 6 pour un remodelage de la fédération yougoslave (18 octobre) ; mais la Serbie le refusait : c'était en fait la mort de la République socialiste fédérative de Yougoslavie.

La période suivante a été plutôt confuse : on avait d'abord le trigone involutif (exact le 11 novembre 1991 et le 12 janvier 1992) puis un retour du sesqui-carré involutif à moins de 2° d'orbe lors de la station d'Uranus du 21 avril 1992, et enfin à nouveau le trigone involutif (exact le 31 juillet 1992).
La prise de Vukovar (Slavonie) par l'armée fédérale (19/11/91) a été suivie par une accalmie sur le plan militaire. Autour du passage du Soleil à la conjonction d'Uranus et au trigone de Jupiter (5 janvier 1992), quelques jours après la reconnaissance de la Croatie et de la Slovénie par l'Allemagne (23 décembre 1991), les Etats-Unis obtenaient l'accord de la Serbie et de la Croatie sur le plan de paix de l'O.N.U (1er janvier 1992), qui prévoyait le retrait de l'armée fédérale de Croatie et l'envoi de casques bleus en Slavonie et dans la Krajina. Plan de paix aussitôt rejeté par Milan Babic, président de la république autoproclamée de la Krajina. Le 14 janvier, les premiers casques bleus arrivaient en Yougoslavie et le 15, la CEE reconnaissait la Croatie et la Slovénie.
Sous l'opposition Soleil-Jupiter suivante (exacte le 29 février 1992), des référendums sur l'indépendance étaient organisés au Monténégro et en Bosnie-Herzégovine (29 février et 1er mars) : le Monténégro la rejetait et choisissait son maintien dans une fédération avec la Serbie; la Bosnie-Herzégovine votait pour l'indépendance, mais ses électeurs serbes avaient boycotté le scrutin. Ils étaient, eux, pour la "république serbe de Bosnie-Herzégovine", proclamée en janvier 1992, refusaient une Bosnie-Herzégovine indépendante aux mains des représentants de sa majorité musulmane, et comptaient sur une intervention militaire de l'armée fédérale en leur faveur.
Le temps du retour au sesqui-carré involutif a été décisif. Sous le carré Soleil-Uranus (exact le 7 avril), la CEE levait les sanctions contre la Serbie et reconnaissait la république indépendante de Bosnie-Herzégovine (6 avril) ; puis les Etats-Unis reconnaissaient cette même république, et aussi la Croatie et la Slovénie (7 avril) ; les députés serbes au Parlement de Sarajevo (capitale de la Bosnie-Herzégovine) réagissaient en proclamant l'indépendance de la "république serbe de Bosnie-Herzégovine" (7 avril). Le 27 avril (6 jours après la station d'Uranus), naissait la nouvelle Yougoslavie : c'était la République fédérale de Yougoslavie (RFY) composée par le Monténégro et la Serbie (et ses dépendances : au nord la Voïvodine à peuplement majoritairement hongrois, au sud le Kosovo à peuplement majoritairement albanais). Aussitôt l'armée était restructurée , de nombreux généraux étaient limogés dès le mois suivant, et la RFY intervenait militairement en Bosnie-Herzégovine et en Croatie (Krajina), en défiant la communauté internationale. Après l'échec de son appel à l'arrêt des combats (15 mai), le Conseil de Sécurité imposait un embargo total à la RFY (31 mai) sous un carré Soleil-Jupiter (exact le 26 mai). Le 15 juin, le nouveau Parlement fédéral, en place depuis le 30 mai, élisait à la présidence de la RFY l'écrivain serbe Dobrica Cosic, inspirateur de la politique nationaliste de Milosevic.
Le retour du trigone involutif a été activé par le passage du Soleil au sextil de Jupiter (1er juillet) et à l'opposition d'Uranus (7 juillet). Le 28 juin, près de 150 000 opposants du Mouvement démocratique manifestaient à Belgrade contre le régime du président Milosevic, réclamant son départ et l'arrêt des combats. Le 2 juillet, Milan Panic, homme d'affaires américain d'origine serbe, était nommé Premier ministre de la Fédération yougoslave. Il présentait un programme de gouvernement très peu nationaliste, prônant notamment l'arrêt des combats et la constitution d'une société multinationale et multiconfessionnelle.

L'époque du carré involutif (exact le 16 septembre 1993) a été marquée par un durcissement du régime, son isolement international persistant et de graves problèmes économiques.
Près de la station de Jupiter du 28 décembre 1992, Milosevic gagnait (contre Panic) les élections présidentielles serbes (20 décembre). Les élections législatives étaient marquées par une progression de l'extrême droite nationaliste de Vojislav Seselj. Le 29 décembre, la coalition des élus socialistes et nationalistes renversait le gouvernement de Milan Panic. Le jour même de la station suivante de Jupiter, le 1er juin 1993, l'opposant Vuk Draskovic, chef du Mouvement serbe du renouveau, était arrêté. Sous le carré Soleil Jupiter suivant (exact le 27 juin), il commençait une grève de la faim (1er juillet). Il était libéré sous l'opposition Soleil-Uranus suivante (exacte le 12 juillet), grâce à l'intervention de Danielle Mitterrand, présidente de l'association France Libertés, venue à Belgrade les 5 et 6 juillet.
Près de la station de Mars du 15 février 1993 à 11° de l'opposition à Uranus et à 6° du carré à Jupiter, le Conseil de sécurité adoptait une résolution créant un tribunal pénal international chargé de juger les responsables de crimes de guerre commis dans l'ex-Yougoslavie depuis juin 1991. Et le 18 avril, entre l'opposition Mars-Uranus du 10 avril et la station d'Uranus du 26, ce même Conseil aggravait les sanctions économiques contre la RFY.
En 1993, ces sanctions de l'ONU ont entraîné des pertes évaluées à 20 millions de dollars. Le PIB a reculé d'environ 30 p. 100. Le taux d'inflation a atteint des sommets vertigineux. La production agricole s'est toutefois maintenue et la situation énergétique également. En juillet, on estimait qu'entre 60 et 70 p. 100 de la population vivait au-dessous du seuil de pauvreté. L'hyperinflation a durement frappé les classes moyennes, creusant ainsi le fossé qui séparait une majorité de gens pauvres ou de condition modeste de la classe des dirigeants et des mafieux qui savaient tirer parti de la guerre, de l'embargo et du trafic lié à l'économie parallèle.

L'époque du sextil involutif (exact le 7 novembre 1994) a été marquée par une amélioration nette de la situation économique et des relations avec la communauté internationale.
En janvier 1994, le Soleil sortait d'un sextil à Jupiter (exact le 31 décembre1993) et formait une conjonction avec Uranus (exacte le 12 janvier) : c'est le mois où a été mis en place un programme de stabilisation économique qui s'est révélé efficace. La croissance a repris et l'inflation a quasiment disparu, en partie grâce à la création d'un "super-dinar" valant 1 deutsche Mark.
Après sa rupture avec la république serbe de Bosnie (3 août), Milosevic acceptait le déploiement de 135 observateurs civils le long de la frontière entre la Serbie et la Macédoine d'une part et la Bosnie de l'autre (14 septembre) : on avait le lendemain un trigone Soleil-Uranus, renforcé par la proximité de la station uranienne du 2 octobre. Encore plus près de la date de cette station, on avait une conjonction prometteuse de détente : le 29 septembre, Vénus rejoignait Jupiter ; le 23 septembre, l'ONU décidait d'alléger les sanctions imposées en mai 1992, et l'aéroport de Belgrade était réouvert le 5 octobre, mettant fin à 28 mois d'isolement diplomatique.

L'époque du semi-carré involutif (exact les 27 février, 11 avril et 7 octobre 1995) a été marquée par une nouvelle détérioration de la situation économique : les mesures adoptées en 1994 ont atteint leurs limites, et l'allègement des sanctions onusiennes n'a pas suffi pour obtenir un rebond positif. Le niveau de vie avait nettement baissé. La moitié de la population active était au chômage et alimentait une économie parallèle qui contribuait pour moitié au PIB. Les Serbes de Bosnie et de Croatie ont subi des défaites importantes : le rêve nationaliste d'une Grande Serbie avait tourné court, et Milosevic, agréé par les Serbes de Bosnie comme leur représentant , devait négocier laborieusement, aux Etats-Unis, avec ses ennemis Tudjman (président croate) et Izetbegovic (président de la République de Bosnie-Herzégovine).

L'époque du semi-sextil involutif (exact le 31 décembre 1995) a été marquée par la signature de l'accord de Dayton (21 novembre) validé à Paris le 14 décembre, et immédiatement suivi le 22 novembre par la suspension totale des sanctions onusiennes de mai 1992 contre la RFY. A noter que l'allègement du 23 septembre 1994 et cette suspension étaient chacun sous une conjonction Vénus-Jupiter (exacte ici le 19 novembre 1995).

LE CYCLE ACTUEL

La conjonction (exacte le 16 février 1997) a été marquée par une langueur économique persistante et un fort malaise politique, tout au long des années 1996 et 1997.
En 1996, le gouvernement de la Serbie a refusé globalement toute inflexion de sa politique économique en direction du libéralisme prôné par le FMI, avec lequel il n'a pas rétabli ses relations. Il a limogé en mai (on avait les stations de Jupiter le 4 et d'Uranus le 8, et ces 2 planètes s'étaient approchées à 17° l'une de l'autre, avant de s'écarter à nouveau) le gouverneur de la banque centrale, Dragoslav Avramovic, et a abandonné sa politique monétaire restrictive. Une forte inflation a reparu. Il aurait fallu des capitaux importants pour remettre en état et moderniser les infrastructures industrielles dégradées au cours des années de sanctions économiques: or, le commerce extérieur, nettement déficitaire, était bien incapable de les fournir, et les investisseurs étrangers n'étaient pas encouragés à le faire, par peur de perdre leur argent (trop d'incertitudes, trop de risques). Cette situation a accentué la misère, et le mécontentement a entraîné un malaise politique. Lequel a accru la frilosité des investisseurs, donc entretenu le marasme économique durant tout 1997.
Après avoir gagné les élections législatives du 3 novembre 1996 (la coalition au pouvoir a eu la majorité absolue au Parlement, avec 84 sièges sur 138), les partisans de Milosevic perdaient la plupart des grandes villes du pays, dont Belgrade, au profit de l'opposition groupée dans la coalition Ensemble (17 novembre 1996): la conjonction était alors à 16° d'orbe. Le 24, la commission électorale invalidait les résultats dans la capitale et dans 13 autres villes conquises par l'opposition: la conjonction s'était un peu resserrée (15 ° d'orbe), et on avait un semi-carré Soleil-Jupiter le 23 au soir. Le chef du Mouvement serbe du renouveau, Vuk Draskovic , appelait à une "révolte populaire générale" et il était suivi par les deux autres dirigeants de l'opposition, Zoran Djindjic, président du Parti démocrate, et Vesna Pesic, leader de l'alliance civique. À partir du 25, des dizaines de milliers de manifestants, auxquels se joignaient les étudiants en grève, se réunissaient chaque jour dans les rues de la capitale. Les Etats-Unis et l'Union européenne faisaient pression sur Milosevic pour qu'il reconnaisse les succès de l'opposition aux municipales. Une commission de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), dirigée sur place par l'ancien premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, confirmait la victoire de l'opposition dans 14 grandes villes du pays (27 décembre). La conjonction était plus serrée (9 ° d'orbe) et était renforcée par la proximité de Mercure, exceptionnellement lente quelques jours après sa station du 23 décembre. Le 13 janvier 1997, des centaines de milliers d'opposants manifestaient pour exiger la validation des succès de la coalition Ensemble aux municipales, en profitant du nouvel an orthodoxe: le Soleil rencontrait Neptune le 17, Jupiter le 19 et Uranus le 24; l'ampleur du mouvement me paraît liée à l'interférence de Neptune, en conjonction exacte à Jupiter le 9. Les défilés quotidiens se sont succédé ensuite jusqu'au 2 février, où la police a réagi violemment; ce qui n'a nullement intimidé les contestataires, mais au contraire leur a valu un soutien plus large dans l'opinion publique. Le 4 février, Milosevic écrivait au premier ministre pour demander que le Parlement reconnaisse la victoire de l'opposition dans les 14 villes où les résultats sont contestés, "conformément aux conclusions de la mission de l'OSCE." Le 11, le Parlement suivait cette suggestion et le 15, les dirigeants de l'opposition annonçaient la suspension des manifestations quotidiennes: ceci juste la veille de la conjonction exacte Jupiter-Uranus. Le 21, Zoran Djindjic était élu maire de Belgrade.
Mais des conflits pour l'attribution des postes au sein des municipalités conquises ont rapidement fait éclater la coalition Ensemble. Très vite aussi, dès le 28 février, Milosevic a fait signer un accord entre la RFY et la République serbe de Bosnie: des "relations spéciales" étaient établies entre elles dans de nombreux domaines (par exemple la politique étrangère); cherchait-il ainsi à flatter les courants nationalistes serbes, dans le but de consolider son pouvoir? Il n'avait pas le droit de briguer un 3è mandat comme président de la République de Serbie; mais il s'est fait élire par le Parlement fédéral à la présidence de la RFY, le 15 juillet (aucune difficulté: il était le seul candidat). La conjonction Jupiter-Uranus était à près de 13° d'orbe, et elle était activée par une opposition Vénus-Jupiter (exacte le jour même). Le 21 septembre, en Serbie, avaient lieu, groupés le même jour, les élections législatives et le premier tour de l'élection présidentielle: la conjonction était plus serrée (7° d'orbe environ) et elle était activée par un carré Vénus-Jupiter (exact le 23). Les législatives, boycottées par 2 partis (sur 3) de l'ancienne coalition Entente, ont été gagnées par le SPS de Milosevic (parti socialiste serbe , ex-parti communiste): 110 sièges, contre 82 au parti radical de Seselj (extrême droite) et seulement 45 au Mouvement serbe du renouveau de Draskovic. Au 1er tour de la présidentielle, Draskovic était 3è, derrière Lilic (SPS) et Seselj. Le 2è tour, le 5 octobre, était remporté par Seselj; mais il était annulé à cause d'un taux de participation inférieur à 50% : la conjonction était toujours à environ 7 ° d'orbe, et elle était renforcée par la proximité des stations de Jupiter (le 8) et d'Uranus (le 14). Le 19, Momir Bulatovic (partisan de Milosevic) perdait l'élection présidentielle du Monténégro au profit de Milo Djukanovic (indépendantiste et libéral). Le 21 décembre, une nouvelle élection présidentielle organisée en Serbie permettait la victoire (entachée de nombreuses irrégularités) de Milan Milutinovic (partisan de Milosevic) contre l'ultra-nationaliste Seselj : la conjonction Jupiter-Uranus était à 14° d'orbe, et elle était activée par la conjonction Mars-Uranus du 27 décembre et la station de Vénus du 26 à 3° d'orbe de Mars et d'Uranus.

Le semi-sextil évolutif (exact le 25 mars 1998) a été marqué par une alliance Milosevic-Seselj et les débuts d'une campagne de répression et de "purification ethnique"au Kosovo, condamnée par la communauté internationale.
Le 28 février 1998, les premiers affrontements se produisaient: le semi-sextil était à 5° d'orbe, mais il était activé par la conjonction Soleil-Jupiter du 23 février et le semi-sextil Soleil-Uranus du 1er mars. La communauté internationale a aussitôt mis en cause le président Milosevic, et les autorités serbes la nécessité de lutter contre le terrorisme de l'UCK (Armée de libération du Kosovo). Le 6 mars, Ibrahim Rugova (président élu de la République du Kosovo, et ennemi de la violence) accusait les Serbes de se livrer à un "nettoyage ethnique" dans la province. Le 9, le Groupe de contact sur l'ex-Yougoslavie adoptait une série de mesures à l'encontre des acteurs de la répression au Kosovo.
Le 18 mars, à Pristina, une manifestation sans précédent en faveur de l’indépendance groupait environ 50 000 Albanais. Depuis les législatives du 21 septembre 1997, les négociations pour former un gouvernement se poursuivaient entre le SPS et les 2 autres grands partis représentés au Parlement; elles ont abouti le 24 mars (la veille du semi-sextil évolutif exact) à l'investiture du gouvernement Marko Marjanovic: 20 ministres SPS, 15 ministres radicaux, avec un poste de vice-premier ministre pour Seselj. Le 31, le Conseil de sécurité de l’ONU adoptait la résolution 1160 qui prévoyait un embargo sur les armes à l’encontre de la RFY. Dès le lendemain, le dinar était dévalué de 82% par rapport au deutschemark.

L'époque du semi-carré évolutif (exact les 24 juin et 4 septembre 1998, puis le 2 février 1999) a été celle de l'aggravation de la crise du Kosovo et de ses conséquences désastreuses: délabrement économique et guerre contre l'OTAN.
L'économie était victime, non seulement des sanctions internationales, mais aussi du coût élevé de la campagne de répression au Kosovo, puis de la guerre. La dévaluation n'a pas suffi à redresser la balance commerciale, qui est restée déficitaire. Le programme de privatisation a été interrompu. L'Etat et les entreprises privées étaient au bord de la cessation de paiement.
La perspective d'une intervention de l'OTAN est apparue à l'approche de la 1ère échéance du semi-carré évolutif: le 11 juin, l’O.T.A.N. envisageait d’étudier «une gamme complète d’options» pour faire cesser la «campagne systématique de répression et d’expulsion par la violence au Kosovo». Le 15, elle engageait 80 avions dans un exercice aérien en Albanie et en Macédoine; le Soleil passait au carré de Jupiter et au sesqui-carré d'Uranus le 18.
Peu après la station suivante de Jupiter (19 juillet), alors que les combats s'intensifiaient et que les déplacements de personnes se poursuivaient, le Parlement de Pristina, dominé par le parti du président Rugova, jusqu'alors pacifiste, reconnaissait le 23 juillet la légitimité de la lutte armée: le semi-carré évolutif était à peine à 2° d'orbe.
Quelques jours après la 2è échéance du semi-carré évolutif, sous une opposition Vénus-Jupiter (exacte le 24 septembre), le Conseil de sécurité votait la résolution 1199 qui exigeait, entre autres, un cessez-le-feu effectif au Kosovo, le retrait immédiat des forces serbes et l'ouverture de négociations (23 septembre).
Autour de la station uranienne du 18 octobre, les évènements s'accéléraient: le 13, l'OTAN laissait 4 jours à Belgrade pour satisfaire les exigences de l'ONU et le négociateur américain Richard Holbrooke annonçait que, en vertu d'un accord conclu la veille, le président Milosevic acceptait l'envoi au Kosovo d'une mission de l'OSCE ainsi que la mise en place d'une surveillance aérienne du retrait des forces serbes de la province; le 24, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait la résolution 1203 qui appuyait cet accord; le 27, estimant satisfaisant le retrait opéré depuis plusieurs jours par les forces serbes, l'OTAN suspendait son ultimatum.
La situation devenait brusquement explosive au Kosovo le 15 janvier 1999, à l' approche de la 3è échéance du semi-carré évolutif, sous une conjonction Vénus-Uranus (exacte le 13 janvier): 2 membres de la mission de vérification de l'OSCE étaient blessés par balles près de Decani (ouest), en accompagnant un convoi de la police serbe; 15 membres de l'UCK étaient tués lors de l'attaque de 3 villages (sud) par l'armée serbe; 45 Kosovars (Albanais du Kosovo) étaient massacrés dans le village de Racak (sud).
Les choses s'aggravaient encore autour de cette 3è échéance, sous une conjonction Soleil-Uranus (exacte le 2 février): le 29 janvier, 24 Kosovars étaient massacrés à Rogova (ouest); le Groupe de contact sur l'ex-Yougoslavie (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Russie) se réunissait aussitôt à Londres et convoquait les représentants des Serbes et des Kosovars à Rambouillet pour trouver un accord donnant une "autonomie substantielle" au Kosovo; le 6 février, la conférence de Rambouillet commençait (il y avait même 3 représentants de l'UCK qui avaient pu se déplacer sans blocage serbe), mais un attentat tuait 3 personnes à Pristina; il était aussitôt condamné par tous les participants à la conférence.
La conférence échouait le 23 février: on avait une conjonction Vénus-Jupiter le jour même, mais elle envoyait un semi-carré à Uranus (à 3° d'orbe); il y avait bien un courant favorisant une entente, mais il passait surtout à l'intérieur de la délégation des Kosovars à Rambouillet, qui se mettaient d'accord le 24 pour former un "gouvernement provisoire" incluant toutes les tendances qu'ils représentaient. Mars, de plus en plus lente, allait vers sa station du 18 mars, à 3° d'orbe d'un carré à Uranus, et elle était déjà à 5° d'orbe de ce carré. Il était donc logique que la conférence de Paris commencée le 15 mars soit "teintée" par le symbolisme de cette planète. Le plan de paix proposé par le Groupe de contact, aussitôt accepté par les Kosovars, était refusé par les Serbes le 19; le Groupe de contact saisissait du problème, le jour même, Javier Solana, secrétaire général de l'OTAN. Le 21, l'armée serbe lançait une vaste offensive au Kosovo, provoquant l'exode de 5000 personnes. Le 22, Milosevic refusait le plan d'autonomie du Kosovo du Groupe de contact et la présence de troupes étrangères sur le territoire yougoslave. Le 23, Solana déclenchait l'opération "Force déterminée" et le 24, avaient lieu les premières frappes aériennes de l'OTAN contre des objectifs militaires et des aéroports. La guerre du Kosovo avait commencé.
Paradoxalement, on avait dans le ciel une conjonction Soleil-Jupiter le 1er avril, et je me souviens de ma surprise d'alors avec ce début de guerre. Or, j'avais trouvé le cycle Jupiter-Uranus pour la Serbie 2 ans avant ... mais j'avais oublié ça :-))

Des bavures meurtrières de l'OTAN (55 voyageurs d'un train tués le 12 avril, puis 75 réfugiés kosovars le 14) ont rendu cette guerre insupportable à Sylviane, l'auxiliaire de vie qui donnait un coup de main, 3 fois par semaine, à ma femme: panique, impression que ce serait de pire en pire, que ce serait très long. Elle m'a demandé ce que je pouvais en dire "avec les astres". J'ai eu alors la vague impression d'avoir peut-être trouvé auparavant le cycle de la Serbie, j'ai fouillé dans le fatras de mes cahiers, j'ai eu la chance de retrouver mes notes de janvier-février 97. Et de comprendre que cette guerre était liée au semi-carré évolutif Jupiter-Uranus, et que son démarrage sous une conjonction Soleil-Jupiter participait à cette dissonance, y jouant même un rôle amplificateur. Et j'ai vu aussitôt que nous arrivions au sextil évolutif du 23 avril: j'ai pu dire à Sylviane que cette guerre serait vite terminée. Dans la foulée, j'ai écrit à André Barbault ma découverte et mon pronostic, le jeudi 15 avril.
Quelque temps après, j'ai cherché QUAND ça s'arrêterait. J'ai repéré la station d'Uranus du 21 mai, puis un passage harmonique de Mercure à cette Uranus super-lente et quelques jours après à Jupiter, activant ainsi fortement le sextil évolutif Jupiter-Uranus: on avait Mercure au trigone d' Uranus le 31 mai, puis au sextil de Jupiter le 4 juin. J'ai parié pour cette dernière date et je l'ai dit à ma femme et à Sylviane. Puis, j'ai attendu l'échéance avec l'impatience que vous devinez.

L'époque du sextil évolutif (exact le 23 avril 1999) a bien été celle du retour à la paix. Pourtant, le contraire paraissait d'abord évident: ce 23 avril, l'OTAN bombardait le siège de la RTS, télévision officielle serbe; le 1er mai, c'était le tour d'un autobus sur le pont de Luzane, près de Pristina (47 passagers tués) et d'une ambulance par un 2è tir; le 7 mai, celui de l'ambassade de Chine à Belgrade; dans la nuit du 13 au 14 mai, 87 civils kosovars étaient tués par le bombardement d'une ferme à Korisa (sud-ouest). Il y avait pourtant déjà des signes de détente, même s'ils n'étaient pas mis en évidence par les médias: au passage de Mercure au sextil d'Uranus (exact le 30 avril) et à la conjonction de Jupiter (exact le 1er mai), Milosevic libérait Rugova, qui arrivait en Italie le 5 mai et le G8 proposait le 6 un plan de paix en 5 points: cessation des violences, retrait des forces serbes, "déploiement au Kosovo de présences internationales civiles et de sécurité", retour des réfugiés, statut d'autonomie pour le Kosovo; le 10, Milosevic annonçait un début de retrait du Kosovo des unités de l'armée et de la police serbes.
Une étape décisive a été, à l'issue de ses entretiens avec le premier ministre russe Tchernomyrdine, l'acceptation par Milosevic des "principes généraux du G8", le 28 mai, 3 jours avant le trigone Mercure-Uranus. Enfin, le Parlement serbe acceptait le plan de paix du G8 à une "écrasante majorité". C'était le 3 juin, la veille de la date que j'avais pronostiquée pour la fin de la guerre.
Ce n'était pas encore fini: le retrait serbe n'a été terminé que le 20, et entre temps il y a eu des mouvements de troupes russes; c'est seulement le 24 juin que l'OTAN a annoncé officiellement la fin de sa campagne de bombardements sur la Yougoslavie (en fait arrêtée dès le 8), et que le Parlement serbe a voté la levée de l'état de guerre: on avait alors un sextil Soleil-Jupiter (exact le 20), précédé d'un trigone Soleil-Uranus (exact le 7) qui a correspondu à la réunion du G8 à Cologne le 8, laquelle a préparé la résolution du Conseil de sécurité sur le Kosovo d'après-guerre. Mais l'essentiel s'était joué fin mai-début juin, et je suis fier de l'avoir prévu.

L'époque du carré évolutif (exact le 20 mai 2000) a été marquée par une vague de contestation du régime, son durcissement (poids accru de l'extrême droite nationaliste) et une manoeuvre de Milosevic pour obtenir, par une révision de la Constitution, le droit de briguer un 2è mandat de président de la RFY, avec des pouvoirs accrus.
Une première crise s'est produite en août 1999: le carré évolutif était déjà à environ 10° d'orbe. Le Soleil passait du carré à Jupiter (27 juillet) à l'opposition d'Uranus (7 août), et une station de Mercure se produisait le 6 août à 6° de l'opposition à Jupiter. Le 2, l'opposition serbe appelait à un rassemblement de toutes les forces hostiles à Milosevic pour provoquer son départ. Le 5, le Monténégro exigeait une transformation radicale de ses liens avec la Serbie, proposant que la RFY devienne une simple "communauté". A l'approche du passage de Mercure au carré de Jupiter (16 août) et à l'opposition d' Uranus (23 août), les évènements se sont précipités: le 10, l'Eglise orthodoxe serbe appelait à la démission du président Milosevic; le 12, le gouvernement fédéral était remanié par ce dernier en faveur du parti ultra-nationaliste de Seselj; le 19, près de 150 000 personnes manifestaient à Belgrade contre ce même président.
Une autre crise, au cours des premiers mois de 2000, a commencé le 10 janvier quand l'opposition serbe a décidé de s'unir pour organiser des manifestations contre le gouvernement si le président Slobodan Milosevic refusait de convoquer des élections législatives anticipées. C'était sous un carré Soleil-Jupiter (exact le 16 janvier 2000), renforcé par la grande lenteur de Jupiter (encore proche de sa station du 20 décembre 1999). La veille de ce carré, l'ancien chef de miliciens serbes Arkan, recherché par la justice internationale pour crimes contre l'humanité, était assassiné à Belgrade. Sous la conjonction Soleil-Uranus suivante (exacte le 6 février), c'était le tour du ministre yougoslave de la Défense, tué à Belgrade le 7 février. Des affrontements entre Serbes et Kosovars faisaient 7 morts à Mitrovica au Kosovo, dans la nuit du 3 au 4 février, et la force multinationale (KFOR) commençait, à leur demande, dès le 4, l'évacuation de dizaines de familles albanophones habitant dans la partie serbe de la ville. Les troubles se sont prolongés pendant des semaines. Sous le carré Vénus-Jupiter suivant (exact le 18 février), le 21 février, Richard Holbrooke, ambassadeur américain auprès de l'ONU, a accusé la Serbie de les "fomenter". Ce même 21 février, au terme de discussions intensives commencées sous ce carré exact, les dirigeants de l'opposition serbe n'étaient pas parvenus à s'entendre sur les modalités d'une manifestation anti-gouvernementale pour réclamer des élections anticipées. Vénus est parvenue le 4 mars à la conjonction d'Uranus: la veille, plusieurs familles albanophones (41 personnes) avaient regagné leurs domiciles à Mitrovica sous protection militaire internationale, malgré une violente opposition des populations serbes locales qui se sont heurtées aux forces de la KFOR (environ 12 blessés, dont 5 soldats français); le 6 mars, devant les menaces du pouvoir contre la chaîne de télévision Studio B (oppositionnelle), les principaux leaders de l'opposition se sont réunis et ont annoncé qu'ils étaient prêts à appeler à des manifestations pour la défendre; le 8 mars, un opposant a disparu pendant qu'il se trouvait à l'hôpital, des inspecteurs du gouvernement yougoslave ont fermé la station de radio provinciale indépendante Boom 93 et environ 200 femmes ont manifesté pour la paix à Cacak (ville plutôt frondeuse, à une centaine de km au sud de Belgrade). Le ton a monté quand Mars est passé de la conjonction à Jupiter (6 avril) au carré d'Uranus (20 avril) : le 5, des conseillers municipaux de Zrenjanin (75km au nord de Belgrade) , menacés par le pouvoir, s'étaient retranchés dans la mairie; le 6, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans la ville pour les soutenir et réclamer la démission du président Milosevic; le 15, le ministre de l'information de Serbie a accusé le Tribunal pénal international chargé de juger les crimes de l'ex-Yougoslavie d'être derrière les récents assassinats du ministre yougoslave de la Défense et du chef paramilitaire serbe Arkan, inculpé pour crimes de guerre par ce tribunal.
Les tensions ont été beaucoup plus vives autour du carré évolutif exact du 20 mai, renforcé par la station uranienne du 25. La première alerte s'est produite au passage du Soleil sur ce carré (conjonction à Jupiter le 8, carré à Uranus le 11): le 9, 4 journalistes ont été arrêtés dans 2 villes de province, Kraljevo et Pozarevac; le 13, Bosko Perosevic, chef du gouvernement provincial de Voïvodine et proche du pouvoir de Belgrade, a été assassiné à Novi Sad; le 14, le pouvoir accusait l'opposition d'avoir organisé ce meurtre. La 2è alerte a eu lieu au passage de Vénus sur ce même carré (conjonction à Jupiter le 17 mai, carré à Uranus le 18): le 17, les autorités serbes prenaient le contrôle de Studio B; le soir même, commençaient à Belgrade des manifestations quotidiennes de l'opposition, d'abord spontanées (avec des violences, le 18 au soir: pierres et cocktails Molotov contre plusieurs centaines de policiers anti-émeutes), puis organisées à partir du 19 sous le mot d'ordre "stop à la terreur". Le 25, les étudiants serbes se sont joints aux protestations contre la répression exercée par le président Milosevic contre les opposants, malgré les interdictions de manifester dans les facultés. Ils ont appelé à une grève générale universitaire "jusqu'à la fin de la répression". Le 27 mai, au cours d'une manifestation de 15 000 personnes à Belgrade, les principaux partis d'opposition ont exigé du régime "d'arrêter la terreur et de libérer toutes les personnes arrêtées, de cesser les pressions sur les médias indépendants et rendre la télévision Studio B (à l'opposition), d'organiser une table ronde consacrée aux élections, et de convoquer des élections". Le 1er juin, le gouvernement serbe reprenait le contrôle des transports en commun de la ville de Belgrade, gérés depuis 2 ans par l'opposition. Le 15 juin, le journaliste serbe Miroslav Filipovic, collaborateur du quotidien Danas et de l'AFP, a été inculpé d' "espionnage" et maintenu en détention par le tribunal militaire de Nis, dans le sud de la Serbie. Le 16 juin, très tôt, Draskovic a été légèrement blessé à une oreille par des agresseurs non identifiés qui lui ont tiré dessus dans sa maison de vacances sur la côte monténégrine, près de la ville de Budva; sa femme Danica a accusé aussitôt Milosevic d'avoir commandité cet attentat. Le 17, le vice-Premier ministre monténégrin Dragisa Burzan a estimé que cette agression avait probablement été commanditée par Belgrade pour saper le gouvernement monténégrin. Le 2 juillet, on apprenait que Milos Stojanovic, leader du mouvement étudiant Otpor (Résistance), avait été condamné à dix jours de prison par un tribunal de Belgrade pour non présentation de documents de résidence valides.
Le jeudi 6 juillet, le Parlement fédéral votait une révision constitutionnelle: le président pourrait être éligible à un 2è mandat, et serait élu au suffrage universel, ce qui renforcerait sa représentativité et son autorité. Les 7 et 8 juillet, le gouvernement et le Parlement du Monténégro rejetaient cette révision de la Constitution de la RFY, déclarée "illégale et inacceptable". Le 13, à Miyazaki (Japon), les ministres des affaires étrangères du G8 dénonçaient cette réforme constitutionnelle et appelaient le gouvernement de Belgrade à "s'abstenir de toute action qui pourrait contribuer à une nouvelle escalade de la violence". Le 26, le journaliste Filipovic était condamné à 7 ans de prison pour avoir écrit sur les atrocités commises par les troupes serbes au Kosovo en 1999. Le 27, Milosevic annonçait que les élections à la présidence de la RFY se tiendraient le 24 septembre, le même jour que les élections législatives yougoslaves (Serbie et Monténégro) et les élections municipales serbes. Le 29, les leaders de l'opposition ont choisi de présenter des listes communes aux législatives et aux municipales. Le parti de Draskovic a décidé de boycotter la présidentielle, en donnant ainsi la même consigne que les autorités élues du Monténégro. Les autres partis d'opposition serbes ont proposé un candidat commun, Vojislav Kostunica, pour tenter de battre Milosevic. Le 6 août, le parti de Draskovic changeait d'avis et présentait son propre candidat, Vojislav Mihailovic. Le 7, Kostunica acceptait d'être candidat , au cours d'une réunion, à Belgrade, de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS), qui regroupait une quinzaine de partis politiques.
Après une campagne électorale où Milosevic avait multiplié les tensions avec la communauté internationale (par exemple par l'arrestation de journalistes étrangers, accusés d'espionnage, au début d'août), il était largement devancé par Kostunica au 1er tour, et ce dernier annonçait son élection, estimant avoir dépassé la majorité absolue des suffrages exprimés; mais , le 28 septembre, la CEF (commission électorale fédérale) lui en donnait seulement environ 49% (contre quelque 38% à Milosevic) et annonçait un 2è tour pour le 8 octobre. Kostunica a aussitôt refusé ce 2è tour, en dénonçant un "vol des suffrages" par le pouvoir. Le 29, l'opposition a décidé un mouvement de désobéissance civile, à partir du 2 octobre, avec grève générale, blocages d'axes routiers, manifestations multiples. Le 3, le régime de Belgrade a qualifié les protestataires d'éléments subversifs et, dans un communiqué lu par la télévision d'Etat RTS, le gouvernement a laissé entendre qu'il pourrait utiliser ses dernières armes, la police et l'armée, contre ceux qui ''menacent la vie et la propriété''
Je me suis demandé alors l'issue de cette épreuve de force: j'ai remarqué une station d'Uranus le 26 octobre, à 7° d'orbe du trigone évolutif à Jupiter (ainsi renforcé et activé), avec un trigone Soleil-Jupiter le 4 et un trigone Soleil-Uranus le 10. La détente m'est apparue évidente et, par analogie avec ce qui s'était passé au sextil évolutif, elle devait passer par un échec de Milosevic, et éviter le bain de sang que l'on pouvait légitimement redouter.

La symbolique du trigone évolutif (exact seulement le 19 juin 2001) a pleinement joué : la grève générale, massivement suivie, a fortement touché l'économie en s'étendant à la mine de charbon de Kolubara (à 70 km au sud-ouest de Belgrade). Le 4 octobre 2000, Milosevic y a envoyé de nombreuses forces de l'ordre; mais au moins 10 000 manifestants , dont Kostunica, y sont accourus pour soutenir les mineurs (un membre de leur comité de grève a été arrêté le 5, mais à son domicile). Le 5, des centaines de milliers de manifestants, à Belgrade, ont pris possession de la rue et d'un certain nombre de bâtiments officiels, par exemple celui de la télévision publique. Le soir du 5, l'agence d'information officielle Tanjug a annoncé qu'elle se rangeait "du côté du peuple" et a proclamé Kostunica "président élu de la Yougoslavie". Le 6, la Cour constitutionnelle confirmait la victoire de Kostunica dès le 1er tour, et la Russie, jusque-là plutôt pro-Milosevic, le reconnaissait comme président légitime. Milosevic annonçait alors son retrait à la télévision: "Je félicite M. Kostunica de sa victoire électorale et je souhaite à tous les citoyens de la Yougoslavie beaucoup de succès pour la période à venir". Dès le 9, l'Union européenne levait l'embargo pétrolier et aérien à l'égard de la Yougoslavie et débloquait une aide de 2,3 milliards d'euros sur 7 ans pour la reconstruction. Le 12, c'était la levée partielle des sanctions économiques américaines. Le 16, le SPS de Milosevic et la coalition du DOS favorable à Kostunica concluaient un accord prévoyant la création d'un gouvernement de transition pour la Serbie, avec partage du pouvoir, en attendant des législatives anticipées, le 23 décembre. Ce gouvernement de transition était approuvé, le 24 octobre, par le Parlement serbe, qui était dissous le lendemain, jour de l'annonce officielle des législatives du 23 décembre. Le 2 novembre, l'Assemblée générale de l'ONU approuvait à l'unanimité l'adhésion de la RFY.-
Ces élections législatives ont été perdues par le SPS de Milosevic et Zoran Djindjic, qui allait devenir peu après premier ministre de Serbie, déclarait dès le 25 décembre qu'il s'engageait à ce que Slobodan Milosevic soit jugé en Serbie pour ses crimes: on avait une conjonction Vénus-Uranus le 24 décembre. Arrêté le 1er avril 2001, l'ex-président était extradé vers le Tribunal pénal international de La Haye le 28 juin suivant :c'était 9 jours après l'échéance exacte du trigone évolutif, sous une conjonction Soleil-Jupiter (exacte le 14 juin, et encore à 10° d'orbe), et des aspects de Mercure, renforcés par sa station du ... 28 juin (sa conjonction à Jupiter exacte le 18 juin , son trigone à Uranus exact le 17 juin, encore renforcé par la super-lenteur d'Uranus, devenu rétrograde le 29 mai, et son semi-sextil à Vénus exact le 27 juin). Dès le 29 juin, la Yougoslavie obtenait des réponses positives à son appel à une aide financière: l'Union européenne promettait 530 millions d'euros, les Etats-Unis 214 millions d'euros et la Banque mondiale 176,7 millions d'euros.

L'époque du sesqui-carré évolutif (exact le 19 août 2001, puis les 18 janvier et 17 mai 2002) a été marquée par des pressions insistantes de la communauté internationale pour l'extradition de tous les suspects de crimes de guerre demandés par le tribunal de La Haye, par un désenchantement de l'opinion publique serbe, de plus en plus méfiante à l'égard des Occidentaux, devant la persistance du marasme économique, et par des désaccords croissants entre le président Kostunica et le gouvernement serbe de Djindjic.
Le 24 décembre 2001, Zoran Djindjic appelait tous les suspects de crimes de guerre inculpés par le tribunal pénal international (TPI) à se rendre à l'instance de La Haye: c'était sous une opposition Soleil-Jupiter (exacte le 1er janvier 2002).
Le 15 mars 2002, la police militaire arrêtait Momilo Perisic, ancien commandant de l'armée yougoslave: ce jour-là, le sesqui-carré évolutif était activé par un trigone Mercure-Jupiter, renforcé par la super-lenteur de Jupiter (proche de sa station du 1er mars). Sous le carré Soleil-Jupiter (exact le 27 mars), d'anciens collaborateurs de Milosevic ont fait savoir, le 3 avril, qu'ils ne se laisseraient pas arrêter et extrader vers le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye pour être jugés pour leur rôle présumé dans les crimes de guerre commis au Kosovo; sous la pression des Occidentaux, et notamment des Etats-Unis, Kostunica a annoncé, le 4, qu'il allait rencontrer les partenaires monténégrins de sa coalition pour les convaincre de voter pour la loi autorisant les extraditions.
Autour de la station d'Uranus du 3 juin 2002, les signes de crise se sont multipliés: le 9 mai, un tribunal yougoslave a délivré jeudi 17 mandats d'arrêt visant des criminels de guerre présumés, dont l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, et son général Ratko Mladic, recherchés par le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye (Pays-Bas) pour des crimes commis durant la guerre de Bosnie (1992-1995); le 18, Djindjic et le ministre des affaires étrangères partaient pour Washington pour évoquer l'extradition des criminels de guerre recherchés par la justice internationale et les autres questions qui avaient provoqué la suspension de l'aide économique et politique américaine à la Yougoslavie (dont la reprise était de plus en plus nécessaire face à la crise économique subie par le pays); le 29 mai, Kostunica a accusé le gouvernement serbe de conclure des accords douteux avec les entreprises en marge des réformes économiques yougoslaves, a retiré plus d'une vingtaine de membres de son parti des conseils d'administration des principales compagnies gérées par l'Etat et a appelé à des élections anticipées (le 1er juin, on avait un sesqui-carré Vénus-Uranus exact); dans la nuit du 9 au 10 juin, des inconnus ont abattu le général Bosko Buha, ancien patron de la police de Belgrade (on avait une station de Mercure le 8 juin à moins de 3° d'orbe du carré à Uranus).

Le quinconce évolutif (exact le 23 juillet 2002) a été le temps de 2 évènements importants: le transfert à La Haye (11 juillet, sous l'opposition Vénus-Uranus exacte le 9) de Zoran Lilic (ex-président de la Yougoslavie) cité comme témoin au procès de Milosevic, et surtout , le 18 juillet (sous la conjonction Soleil-Jupiter, exacte le 20), la décision de Mme Micic, présidente du Parlement de Serbie, de fixer au 29 septembre suivant la tenue du 1er tour des élections présidentielles serbes, ce qui mettrait fin au mandat du président Milan Milutinovic, et aussi à l'immunité qui empêchait sa comparution devant le tribunal de La Haye.

L'époque de l'opposition (exacte le 30 août 2003) a déjà commencé. La précédente (1989-1990) a été marquée par une crise grave, prélude à l'éclatement de la Yougoslavie héritée de Tito. L'actuelle a déjà été celle de changements très importants : Kostunica n'a plus de rôle dirigeant, la RFY a disparu, Djindjic est mort.
Les 2 tours de l'élection présidentielle serbe (les 29 septembre et 13 octobre 2002) se sont déroulés autour d'une station de Vénus (10 octobre 2002), sous un même aspect critique Vénus carré Jupiter (exact le 24 septembre, puis le 17 octobre) : le favori, Kostunica, était en tête aux 2 tours, mais le résultat final a été l'annulation de cette élection pour participation insuffisante; beaucoup avaient choisi l'abstention pour montrer leur méfiance et leur mécontentement; une nouvelle élection avait lieu le 8 décembre: la participation était à nouveau insuffisante; la Serbie , à l'expiration du mandat de Milutinovic, le 29 décembre à minuit, n'a plus eu de président, car sa Constitution n'avait pas prévu ce cas (!) et n'en envisageait donc pas la solution: Jupiter, proche de sa station du 4 décembre, était très lente, ce qui renforçait ses carrés à Vénus (exact le 25 décembre) et à Mars (exact le 28).
Le 4 février 2003, sous une opposition Soleil-Jupiter (exacte le 2), le Parlement yougoslave approuvait un accord historique dissolvant la Yougoslavie et rebaptisant le pays du nom de ses deux entités, "Serbie et Monténégro", désormais plus autonomes. Le 3 mars, la veille d'une conjonction Mercure-Uranus, la Yougoslavie disparaissait, Kostunica redevenait un simple citoyen, et le Parlement de Serbie-Monténégro tenait sa première réunion.
Le 12 mars 2003, sous une opposition Vénus-Jupiter (exacte le 10), le premier ministre de Serbie, Zoran Djindjic, était assassiné. Sous la conjonction Vénus-Uranus suivante (exacte le 28), la police serbe tuait, le 27 au soir, 2 hommes accusés du meurtre de Djindjic et qui avaient violemment résisté à leur arrestation (selon le ministère serbe de l'Intérieur). Sous cette même conjonction, on découvrait, dans le nord de la Serbie, le corps d'Ivan Stambolic (président communiste de la Serbie jusqu'en 1987, mentor de Milosevic, puis évincé par lui, qui avait mystérieusement disparu au matin du 25 août 2000). Le 31 mars, le vice-premier ministre Zarco Korac accusait le couple Milosevic d'avoir commandité son assassinat : "Il est logique de supposer que l'ordre direct a été donné par la famille Milosevic". Mirjana Markovic, femme de Slobodan, avait échappé la veille à une arrestation en partant en Russie.
Le nouveau premier ministre Zoran Zivkovic, dès le 18 mars, estimait devant le Parlement serbe qu'il fallait réviser en baisse les prévisions économiques pour 2003. Il est évident que l'instabilité et l'insécurité peuvent faire fuir des investisseurs éventuels. La dépendance face aux diverses aides financières est donc accrue.
Des suspects importants de crimes de guerre ont été transférés à La Haye pour comparaître devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie: Milutinovic dès janvier 2003, Seselj le 24 février , Jovica Stanisic (ancien chef de la sécurité de Milosevic) le 11 juin. On avait un carré Vénus-Uranus le 12 juin, renforcé par la super-lenteur d'Uranus (proche de sa station du 7). La semaine précédente, les Etats-Unis avaient formulé un ultimatum au sujet de Veselin Sljivancanin, un colonel de l'armée de l'ex-Yougoslavie inculpé par le Tribunal pénal international du massacre de plus de 200 civils croates, en novembre 1991, à Vukovar: s'il n'était pas livré à ce Tribunal au plus tard le 15 juin, une aide de 100 millions de dollars (environ) serait refusée. Slivancanin a été arrêté dans la nuit du 12 au 13 et transféré peu après à La Haye.

Il est probable que nous allions vers d'autres évènements importants en Serbie sous cette opposition Jupiter-Uranus. Dans l'Astrologue n° 139-140, André Barbault (2è semestre 2002) l'a étudiée d'un point de vue général, en insistant sur son "caractère explosif". Je le cite: "Ce qui n'arrange rien, c'est que Mars va stationner à 0° des Poissons_ à 1° d'Uranus_ de mi-septembre à mi-octobre suivant, soit dans le champ de cette opposition lourde, ceci après un passage par l'opposition de Jupiter le 7 septembre, à 2° d'Uranus."(op cit, pp 133-134). Je vais tenter de dresser un calendrier prévisionnel:
1°) Fin août 2003, autour du passage du Soleil à la conjonction de Jupiter (22 août) et à l'opposition d'Uranus (24 août).
2°) Sous l'opposition Mars-Jupiter du 7 septembre 2003, renforcée par la station martienne du 27 septembre.
3°) Très près de la station de Mars du 27 septembre 2003 (à environ 30' à peine de la conjonction à Uranus).
4°) Autour de la station uranienne du 8 novembre 2003: avec probabilité plus grande sous le carré Vénus-Uranus du 2 novembre, le carré Mercure-Uranus du 11 et le carré Soleil-Uranus du 21.
5°) Autour de la station jupitérienne du 3 janvier 2004, avec probabilité plus grande sous le carré Soleil-Jupiter du 10 décembre 2003, la conjonction Vénus-Uranus du 15 janvier 2004 et l'opposition Vénus-Jupiter du 29 janvier 2004.
6°) Fin février-début mars 2004, autour du passage du Soleil à la conjonction d'Uranus (22 février) et à l'opposition de Jupiter (4 mars).
7°) Autour de la station jupitérienne du 5 mai 2004, avec probabilité plus grande sous le carré Soleil-Uranus du 27 mai et le carré Soleil-Jupiter du 31 mai.
8°) Autour de la station uranienne du 10 juin 2004, avec probabilité plus grande sous le carré Mercure-Uranus du 9 juin, le carré Mercure-Jupiter du 10, le carré Vénus-Jupiter du 19 et la station de Vénus le 29 à environ 3° d'orbe du carré à Uranus.
9°) Autour de la station de Mercure du 10 août 2004, avec probabilité plus grande sous l'opposition Mercure-Uranus du 1er août et celle du 19 (très importante car elle fusionne avec l'opposition Mars -Uranus du 18).

Saverdun (Ariège), le 14 juillet 2003

Gérard Laffont


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