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L'IRAN

 

Je me suis interrogé sur le cycle de ce pays au début des années 80, quand il était au cœur de l'actualité. J'ai la chance d'avoir pris quelques notes à l'époque dans un cahier: elles me donnent la date de ma découverte (27 juillet 1981) et la méthode employée, que j'avais parfaitement oubliée : - ) )

COMMENT J'AI DECOUVERT SON CYCLE

Je reprends mon texte d'alors, en le mettant à peine en forme, et en le commentant si nécessaire :
" Pourrait-on trouver quelque chose pour l'Iran ?
Je prends l'année 1975 ".
Pourquoi cette année-là ? Parce que c'est en 1975 qu'a été signé l'accord d'Alger avec l'Irak, que Saddam Hussein a déclaré rompu en 1980, au début de sa guerre contre l'Iran. J'ai voulu comparer les astralités de l'accord et celles de la rupture.
" Je constate que 3 évènements sont groupés en quelques jours :
2 mars 75 parti unique instauré.
4 mars 75 accord économique avec les USA.
6 mars 75 réconciliation avec l'Irak.
Il peut s'agir de la conjonction Soleil-Jupiter, mais elle est lointaine (11° environ).
Il peut s'agir du changement de sens de Saturne le 14 mars.
Ou de celui de Neptune le même jour.
Quinconce Saturne-Neptune à orbe inférieur à 30' le même jour.

Le 2 janvier 1975 Accord avec la France sur l'uranium :
Soleil à 11°Capricorne Saturne à 15°44' Cancer : Soleil opposition Saturne.
J'ai Mars à 16° Sagittaire et Neptune à 10°29' Sagittaire : Mars conjonction Neptune. "

J'ai pensé à un cycle Saturne-Neptune. J'ai fait quelques vérifications qui ont vite confirmé l'hypothèse.
Je n'ai pas beaucoup retravaillé la question depuis, mais les évènements ultérieurs se sont bien insérés dans ce cycle et dans le suivant, commencé en 1989. Je me contenterai ici d'exposer l'évolution de l'Iran devant les astres depuis la conjonction de 1952-53 : je ne connais pas assez son histoire pendant les cycles précédents.


MES DOCUMENTS DE TRAVAIL

Ce sont d'abord plusieurs articles consacrés à l'Iran par l'Encyclopaedia Universalis, édition électronique, version 5 (publiée en 1999).

C'est aussi l'excellent ouvrage de Michel Mourre, " Vingt-cinq ans d'Histoire universelle (1945-1970) ", paru en 1971 aux Editions universitaires.

Ce sont aussi des chronologies annuelles puisées dans " Le Monde ".

C'est aussi le Quid 1999.

J'ai également utilisé avec profit des chronologies et des articles publiés dans une collection de suppléments annuels à mon ancienne Encyclopaedia Universalis-papier , les " Universalia " (j'ai les volumes parus de 1974 à 1985).

J'ai puisé aussi dans plusieurs ouvrages de la collection " l'Etat du Monde " (éditions " La Découverte ")

Enfin, à partir de 2000, ma documentation provient d'un stock d'infos puisées au jour le jour dans Internet., surtout dans les dépêches d'agences diffusées par Free et Yahoo, et dans les éditions électroniques des quotidiens "Libération" et " Le Monde ". Sans oublier quelques articles éclairants tirés des archives du " Monde Diplomatique " (sur son site) .

Pour les données astronomiques, j'ai utilisé "The complete ephemerides 1920-2020 " de Francis Santoni, Aureas Editions.

CYCLE 1952-1989 : PHASE EVOLUTIVE

CONJONCTION (exacte les 21 novembre 1952 , 17 mai 1953 et 22 juillet 1953)

La situation historique liée à cette conjonction était présente dès 1951. Les difficultés économiques et sociales provoquaient un fort mécontentement et une vague de nationalisme tournés contre le gouvernement, et la société britannique qui exploitait le pétrole iranien, l'Anglo-Iranian Oil Company (AIOC).
En mars 1951, la conjonction était à 19° d'orbe, mais Saturne recevait des aspects importants. Sous son opposition à Mars (exacte le 2 mars), le premier ministre Ali Razmara a été assassiné (7 mars) . Le principal parti d'opposition était le Front national de Mohammad Mossadegh et il proposait la nationalisation de l'industrie pétrolière pour résoudre les difficultés du pays : sous l'opposition Soleil-Saturne (exacte le 20 mars), le Majlis (Parlement iranien) a voté pour le principe de cette nationalisation (15 mars).
Sous l'opposition Soleil-Neptune (exacte le 8 avril), des grèves et des émeutes ont éclaté dans la ville pétrolière d'Abadan et 3 Anglais y ont été tués (15 avril). Le 28, le Majlis a voté à l'unanimité la nationalisation, et Mossadegh est devenu premier ministre.
Saturne était rétrograde depuis le 12 janvier; elle a changé de sens lors de sa station du 29 mai, en redevenant directe. Sa grande lenteur exceptionnelle a valorisé ses aspects de juin. Le 17, elle était au carré du Soleil ; la crise avec la Grande-Bretagne s'est aggravée : à peine ouvertes, les négociations anglo-iraniennes ont été rompues (14-19 juin) ; le 20 juin, ont été prises les premières mesures de saisie des installations pétrolières de l'AIOC et peu après a été votée une loi punissant de mort la grève éventuelle des employés britanniques de l'AIOC, ce qui a fortement irrité l'opinion publique britannique. L'AIOC a fait arrêter l'exploitation des puits et, avec le gouvernement britannique, a porté plainte devant la Cour internationale de La Haye. Le 28, le jour même d'un carré Mars-Saturne et d'une station de Neptune, un croiseur britannique jetait l'ancre au large d'Abadan.
Neptune était donc particulièrement lente et ses aspects très valorisés : sous son carré au Soleil (exact le 9 juillet), Mossadegh rejetait la solution provisoire proposée par la Cour de La Haye, qu'il déclarait incompétente (12 juillet); sous son carré à Mars (exact le 29 juillet), c'était la fermeture complète de la raffinerie d'Abadan.
Quand le Soleil a traversé la conjonction, le conflit a connu des étapes importantes :
-Sous la conjonction Soleil-Saturne (exacte le 29 septembre), la Grande-Bretagne a porté son différend avec l'Iran devant le Conseil de Sécurité ; les 3 et 4 octobre, les techniciens britanniques ont quitté Abadan.
-Sous la conjonction Soleil-Neptune (exacte le 13 octobre), Mossadegh a pris le Dr Schacht, ancien ministre de Hitler, comme conseiller financier (le jour même); le 15, il a fait un discours intransigeant à l'ONU.
En octobre-novembre, une société pétrolière nationalisée, la "National Iranian Oil Company" (NIOC), a été créée, et les Britanniques ont organisé un blocus pétrolier contre elle, empêchant tout transport de pétrole iranien.
Sous la conjonction Vénus-Saturne (exacte le 21 novembre), les Etats-Unis ont refusé un crédit de 120 millions de dollars à Mossadegh (16 novembre) : les difficultés financières de l'Iran se sont aggravées.
Neptune et Saturne ont respectivement stationné les 23 et 24 janvier 1952, devenant rétrogrades : Mossadegh a fermé tous les consulats britanniques (21 janvier) ; il a proposé des économies draconiennes et le mécontentement social a provoqué une agitation entretenue par le Toudeh (parti communiste iranien).
Saturne a repris sa marche directe le 10 juin : le 9, Mossadegh a défendu lui-même le point de vue de son gouvernement devant la Cour de La Haye ; le 18, les Anglais ont intercepté un petit pétrolier envoyé en Iran par une compagnie suisse, dernière cliente.
Neptune est redevenue directe le 30 juin , et sa lenteur extrême a renforcé le carré Soleil-Neptune (exact le 11 juillet) : en désaccord avec le chah, Mossadegh a démissionné le 16 juillet ; mais une émeute de ses partisans à Téhéran l'a ramené au pouvoir le 22 ; le même jour, la Cour de La Haye s'est déclarée incompétente dans le conflit pétrolier anglo-iranien.
En octobre, le Soleil rencontrait Saturne (le 11) et Neptune (le 14) : le 16, Mossadegh a rompu toutes les relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne.
Neptune et Saturne ont repris une marche rétrograde, respectivement, les 25 janvier et 5 février 1953, et leurs aspects sont renforcés par la plus grande lenteur de leur mouvement. Sous l'opposition Vénus-Neptune (exacte le 1er mars), le conflit s'est aggravé entre le chah et Mossadegh. L'opposition à ce dernier a grandi : elle groupait les anticommunistes, les militaires, les grands propriétaires, les clients des Anglo-Saxons. Le 24 février, le chah a annoncé son intention de quitter le pays et ses partisans ont affronté ceux de Mossadegh , les jours suivants, dans les rues de Téhéran : le 28, le premier ministre a dû fuir sa résidence. Il a repris les choses en main en mars grâce à de grandes manifestations de rue : c'était à l'époque du passage de Mars à l'opposition de la conjonction (opposition à Neptune le 11 et à Saturne le 14).
Pendant l'été, Saturne et Neptune (redevenues directes, respectivement, les 23 juin et 2 juillet) étaient très lentes et leur conjonction (exacte le 22 juillet) avait un orbe faible. Il est donc logique que des évènements décisifs aient créé une situation nouvelle. Le 15 août, un putsch du commandant de la garde impériale contre Mossadegh a échoué ; le 16, le chah a nommé premier ministre le général Zahedi, et s'est réfugié à l'étranger ; le 19, ce général animait un soulèvement à la fois militaire et populaire : Mossadegh perdait le pouvoir et était bientôt arrêté, et le retour du chah était triomphal, le 22. Au début de septembre, les Etats-Unis accordaient une aide de 45 millions de dollars au nouveau gouvernement.
Pendant la traversée de la conjonction par Mars (qui rencontrait Neptune le 13 décembre 1953 et Saturne le 5 janvier 1954), les relations diplomatiques ont été rétablies avec la Grande-Bretagne (5 décembre) et Mossadegh , condamné à mort, a vu sa peine commuée à 3 ans de prison (23 décembre).
Il a fallu attendre l'automne 1954 (conjonction de 10 à 15° d'orbe) pour normaliser la situation. Sous la conjonction Vénus-Saturne (exacte le 13 septembre), un accord (près du sextil Soleil-Jupiter du 18 septembre) a mis fin au conflit pétrolier : la NIOC conservait la propriété des gisements, mais en concédait l'exploitation pour 25 ans, sur 260 000 km2, à un consortium de 8 compagnies anglaises, américaines et hollandaises (dont l'AIOC détenait 40% des parts) ; une indemnisation était prévue pour l'AIOC ; le gouvernement iranien obtenait 50 % des bénéfices annuels (19 septembre). Le port d'Abadan reprenait ses activités le 31 octobre, sous la conjonction Soleil-Saturne (exacte le 5 novembre).

SEMI-CARRE EVOLUTIF (exact le 31 décembre 1957)

Saturne, en mars 1958, était très lente (elle allait devenir rétrograde le 4 avril) et ses aspects étaient renforcés. Sous son carré au Soleil (exact le 16), le chah divorçait de Soraya, qui ne lui avait pas donné d'héritier (14 mars).


SEXTIL EVOLUTIF (exact les 21 mars, 17 juin et 23 décembre 1959)

Cette année-là , une timide réforme agraire a distribué une partie des terres de la Couronne. La crise du semi-carré évolutif a reçu un début de solution par le mariage du chah avec Farah Diba le 21 décembre, sous un sextil évolutif à orbe très faible, quelques jours avant une conjonction Soleil-Saturne (exacte le 31 décembre). Et elle a été résolue sous la conjonction Soleil-Neptune suivante (exacte le 1er novembre 1960) , par la naissance du prince héritier Reza (31 octobre 1960): le sextil évolutif était alors à un peu plus de 4° d'orbe.

 

CARRE EVOLUTIF (exact le 18 février 1963)

Sous une conjonction Soleil-Saturne (exacte le 3 février), un référendum approuvait la " Révolution blanche " (26 janvier) : c'était un grand programme de modernisation comprenant de nombreuses mesures, parmi lesquelles une réforme agraire (2 500 000 ouvriers agricoles ont reçu des terres) et le droit de vote des femmes. Les mois suivants ont été marqués par des désordres généralisés à Téhéran et dans les villes de province , un attentat contre le chah en avril, une répression brutale, l'agitation du clergé chiite (qui avait perdu ses domaines fonciers), l'arrestation de l'ayatollah Khomeyni le 4 juin ( Saturne avait commencé à rétrograder la veille) et de violentes émeutes en sa faveur tout le mois, dont la répression a fait des milliers de morts.
La réforme agraire, mal appliquée, nuisait à la production agricole et provoquait des mécontentements variés.
Le 26 janvier 1965, le premier ministre Hassan Ali Mansour est mort des suites d'un attentat: le carré évolutif exact était dépassé de 15°, mais, outre que l'atmosphère de crise née en 1963 continuait, il était réactivé par la station de Jupiter le 10 à 3° d'orbe de l'opposition à Neptune.


TRIGONE EVOLUTIF (exact le 27 mars 1966)

Il a correspondu à une période d'essor économique, favorisé par la coopération avec d'autres pays, dont les Etats-Unis et l'URSS.
Il passait de 10 à 8° d'orbe en août 1966, mais il était activé par la grande lenteur de Neptune (station le 1er août) : un accord de prospection pétrolière était conclu avec le groupe français ERAP. Des négociations ont été engagées avec le consortium et ont abouti en décembre 1966 à un important succès iranien : le 16, le trigone évolutif était revenu à seulement 13' d'orbe. Le consortium restituait au gouvernement ¼ des 260 000 km2 dont il était concessionnaire, et il livrait à la NIOC du pétrole à bon marché que l'Iran pouvait commercialiser.
En mars 1967, le trigone évolutif passait de 5 à 9° d'orbe, mais il était activé par la grande lenteur de Neptune (station le 24 février) : Irak et Iran s'entendaient pour exploiter conjointement les champs pétrolifères frontaliers et les eaux du Chatt al-Arab. Le mois suivant, la NIOC et l'URSS décidaient de coopérer pour la recherche de nouveaux gisements d'hydrocarbures en Iran.
Des intérêts économiques communs, et leur hostilité à une hégémonie de l'Egypte nassérienne, ont rapproché l'Iran, le Koweït et l'Arabie Saoudite. Le chah a consolidé ses relations avec les Etats-Unis : son royaume est devenu la pièce maîtresse du CENTO, alliance militaire pro-américaine qui l'associait à la Turquie et au Pakistan ; son armée, sur-équipée grâce à l'aide américaine, était une des premières du monde.

 

SESQUI-CARRE EVOLUTIF (exact les 10 mai 1967, 16 octobre 1967 et 4 mars 1968)

Le 26 octobre 1967, Mohammed Reza Pahlavi, chah d'Iran depuis 1941, se faisait solennellement couronner " Roi des Rois ", en reprenant le titre des anciens rois de Perse (son fils Reza avait comme 2è prénom Cyrus) . Le IVè plan quinquennal présenté en 1968 avait des objectifs grandioses, mais les moyens financiers nécessaires ont surtout servi pour l'armée. Peut-on interpréter ce sesqui-carré évolutif comme une évolution critique liée à une certaine démesure ?

 

QUINCONCE EVOLUTIF (exact les 27 juin 1968, 16 septembre 1968 et 15 avril 1969)

En avril 1969, l'Iran annulait l'accord frontalier de 1937 avec l'Irak et décidait que la frontière entre les 2 pays passerait par le milieu du Chatt al-Arab. Ceci me paraît une suite logique de la démesure notée au sesqui-carré évolutif. L'Irak, isolé diplomatiquement et trop faible militairement, a dû se contenter de protester.


OPPOSITION (exacte les 25 juin 1971, 27 novembre 1971 et 19 avril 1972)

Le 30 novembre 1971, un mois après la célébration fastueuse du 2500ème anniversaire de l'Empire perse, les troupes iraniennes occupaient 3 îlots stratégiques du Golfe, depuis peu abandonnés par les Britanniques : le Soleil venait de traverser l'opposition (conjonction à Neptune et opposition à Saturne le 25). L'Iran devenait de plus en plus le gendarme du Golfe, au service de ses intérêts pétroliers, et aussi de ceux des Anglo-Saxons. En novembre 1972, l'énorme terminal pétrolier de l'île de Kharg était mis en service. Le 24 mai 1973, l'Iran signait avec le consortium un accord avantageux : la NIOC obtenait la propriété de toutes les installations pétrolières iraniennes ; leur exploitation était partagée avec le consortium (51% pour la NIOC, 49% pour le consortium).
Sur le plan intérieur, les diverses élections donnaient des majorités confortables au parti officiel, Iran Novin : 97,5% des sièges aux assemblées départementales (septembre 1970), 239 sièges sur 280 aux élections législatives (juillet 1971). Mais la contestation était vive parmi les intellectuels et les étudiants; les mesures répressives se sont multipliées : fermeture (à plusieurs reprises) de l'université de Téhéran, arrestations, procès expéditifs, exécutions, pratique courante de la torture par la police politique (Savak). L'ayatollah Khomeyni, réfugié en Irak depuis 1965, incitait les chiites à la rébellion : en octobre 1971, le jour des festivités de Persépolis en l'honneur de l'Empire perse, il a appelé les Iraniens à la désobéissance civile; mais son appel a eu peu d'écho. Dopé par l'essor économique , la puissance militaire et l'alliance américaine, le chah pouvait rêver de grandeur.

CYCLE 1952-1989 : PHASE INVOLUTIVE

QUINCONCE INVOLUTIF (exact le 24 juin 1974)

Il était à moins de 1° d'orbe le 17 octobre 1973, jour d'une station de Saturne. Le chah espérait alors que la hausse des cours du pétrole décidée par l'OPEP à la suite de la guerre du Kippour allait encore augmenter les bénéfices de l'Iran.
Au cours de l'année 1974, dans l'euphorie de la croissance, les investissements, parfois très coûteux et mal adaptés, se sont multipliés. Mais parallèlement, les ventes de pétrole ont baissé de 31 %, les nouveaux riches ont acheté de plus en plus de produits occidentaux sophistiqués et onéreux, l'exode rural s'est accéléré et l'Iran (conséquence d'une réforme agraire mal gérée ?) s'est retrouvé en état de dépendance alimentaire vis-à-vis de l'étranger, ce qui a grevé sa balance commerciale. Inégalités, hausse des prix, misère (de plus en plus de bidonvilles) et mécontentement étaient de plus en plus forts.
C'est dans ce cadre que s'insèrent les 3 évènements de mars 1975 cités ci-dessus, sous un quinconce involutif à orbe très faible (à peine 9' le 14 mars, jour des stations de Saturne et de Neptune). La création d'un parti unique visait à étouffer les contestations, l'accord économique avec les Etats-Unis à favoriser les ventes iraniennes, et le compromis avec l'Irak à diminuer la tension (et les dépenses) à la frontière avec ce voisin, sans oublier les entraves mises aux activités subversives de Khomeyni contre le chah par le gouvernement irakien.

 

SESQUI-CARRE INVOLUTIF (exact les 28 juillet 1975, 2 février et 15 mai 1976)

Les oppositions ont été de plus en plus actives, et la Savak aussi. La répression a été de plus en plus dure : arrestations, condamnations et exécutions de " terroristes " ont exaspéré les mécontents ; les tentatives de manifestations politiques (interdites), les attaques de banques et les attentats contre des personnalités du régime ont continué de plus belle. Les protestations d'Amnesty International ont abouti à une mesure de grâce (18 mars 1976, sous un sesqui-carré involutif à 3° d'orbe activé par la station de Neptune du 15) dérisoire: elle bénéficiait à 305 prisonniers politiques sur des dizaines de milliers (entre 25 000 et 100 000 selon Amnesty). Les dirigeants d'anciens partis politiques, par exemple Mehdi Bazargan et Chapour Bakhtiar, ont été emprisonnés à plusieurs reprises ; ils ont participé à un comité pour la défense des libertés et des droits de l'homme: leur audience dans l'opinion a été de plus en plus grande.

TRIGONE INVOLUTIF (exact les 5 septembre 1976, 12 janvier et 23 juin 1977)

Le chah a essayé de redresser la situation économique. Le 7 août, il a choisi un nouveau premier ministre, spécialiste du pétrole (et chef du parti unique), Djamchid Amouzegar: le trigone involutif , à 6° d'orbe, était activé par la station de Neptune du 25 et son trigone au Soleil du 6, sans oublier la conjonction Soleil-Saturne du 13. L'Iran a tenté de diversifier sa consommation d'énergie: Amouzegar espérait ainsi utiliser la production nationale d' hydrocarbures pour améliorer la balance commerciale par l'exportation de produits issus d'industries de transformation.

 

CARRE INVOLUTIF (exact les 16 septembre 1979, 26 mars et 22 juin 1980)

Le 4 janvier 1978, le ministre de l'Information iranien faisait publier, dans le journal Ettelâ'at, un article très injurieux pour Khomeyni. Le 9, dans la ville sainte chiite de Qom, la police tirait sur une manifestation de protestation, tuant 20 personnes et en blessant une centaine d'autres. " Cet événement, le plus sanglant depuis longtemps, peut être considéré comme le premier de la série des coups de boutoir de force croissante qui, de quarante jours en quarante jours _ au rythme des deuils musulmans, qui a tant frappé alors les observateurs occidentaux _ ont conduit, avec des points culminants dans l'atrocité de la répression et l'héroïsme populaire, à l'effondrement de la dynastie Pahlavi. " (Universalia 1980, p 626). Le carré involutif était à peine en formation, à 16-17° d'orbe. Cependant, on peut remarquer que Saturne, lors de sa station du 11 décembre 1977, avant de rétrograder (et donc de s'éloigner du carré involutif) était arrivée à 15° d'orbe de ce carré. Peut-on supposer que ça a activé cet aspect cyclique ? On peut également remarquer une station de Mercure le 31 décembre 1977: elle redevenait directe après une rétrogradation qui l'avait ramenée à seulement 4° d'orbe de la conjonction à Neptune. Et une station de Mars le 12 décembre 1977. Or, Mercure et Mars, particulièrement lentes en ce début de janvier 1978, formaient entre elles un sesqui-carré, le 5 (aspect très important, vu leur lenteur relative), et ceci interférait dans le cycle Saturne-Neptune (par le biais de la conjonction Mercure-Neptune notée ci-dessus). Cette dissonance Mercure-Mars fonctionne symboliquement avec l'événement déclencheur du 4 janvier : un écrit (Mercure) agressif (Mars). Justement, le matin de ce jour-là, la Lune envoyait un semi-carré à Mercure et un carré à Mars, activant ainsi le sesqui-carré de ces 2 planètes.

Les principaux évènements suivants peuvent facilement être reliés à Saturne ou à Neptune :
- Les émeutes de Tabriz des 18-19 février étaient sous une opposition Soleil-Saturne (exacte le 16).
- Les émeutes de Téhéran (du 9 au 11 mai) étaient sous un carré Soleil-Saturne (exact le 15, et important, car Saturne, proche de sa station du 25 avril, était alors très lente).
- La destitution du général Nassiri, chef de la Savak (7 juin) se situait sous une conjonction Mars-Saturne (exacte le 4) et une opposition Soleil -Neptune (exacte le 8).
- Les très graves troubles d'août ont correspondu aux conjonctions de Mercure (le 10) et du Soleil (le 27) avec Saturne, et à une grande lenteur relative de Neptune (à l'approche de sa station du 28). Du 9 au 13, des manifestations ont été réprimées très brutalement dans une vingtaine de villes. Le 15, la presse s'est vu interdire de rendre compte de ces évènements. Le 16, le Bazar de la capitale , en grève contre la répression, était investi par l'armée. Le 19, c'était l'incendie criminel du cinéma Rex, dans cette même ville : 377 morts. Le gouvernement en a aussitôt accusé les " éléments subversifs ", et l'opposition y a vu un crime d'Etat comparable à l'incendie du Reichstag. Le 27, le chah a pris comme premier ministre Djafar Charif-Emami. Le 30, Khomeyni, toujours en Irak, a appelé à continuer la lutte " jusqu'au renversement du régime d'oppression et de dictature".
- Le " vendredi noir " (8 septembre) où l'armée a tué de très nombreux manifestants (des milliers ?) à Téhéran était le jour même d'un carré Soleil-Neptune. Le même jour, étaient arrêtés des journalistes et de nombreux dirigeants de l'opposition religieuse, du Front national, des comités de défense des droits de l'homme. Le 14, journée de deuil, avaient lieu une grève générale de protestation et une manifestation pacifique au cimetière où ont été enterrées les victimes.

A la demande du chah, Khomeyni a été expulsé d'Irak; il est arrivé en France le 6 octobre, s'est installé à Neauphle-le-Château et a continué plus que jamais son activité révolutionnaire. Le 31 octobre, le carré involutif était à 5° d'orbe : les ouvriers de la raffinerie d'Abadan se sont mis en grève. Le 4 novembre, l'armée a tiré sur des manifestants étudiants, aux abords de l'université de Téhéran : ils se sont alors répandus, par groupes de 100 à 200, dans toute la ville; le 5, des scènes de fraternisation entre des soldats et les étudiants ont contribué à changer la situation ; des chars sont apparus le soir, et le lendemain, le chah nommait le général Azhari premier ministre. Aussitôt, les journalistes se mettaient en grève. Le 15, le travail reprenait dans l'industrie pétrolière sous le contrôle de l'armée : c'était déjà le temps du passage de Mars dans la zone du carré involutif (carré à Saturne le 19 et conjonction à Neptune le 26). Le 19, l'URSS mettait les Etats-Unis en garde contre une intervention militaire en Iran; le 21, à Chiraz, des heurts avec l'armée faisaient 40 morts et 300 blessés; le 26, une grève générale était accompagnée d'importantes manifestations, surtout en province.

Le passage solaire dans cette même zone critique a correspondu à une très grande amplification de la contestation (carré à Saturne le 6 décembre et conjonction à Neptune le 10) avec environ 2 millions de manifestants à Téhéran à l'occasion de la célébration de l' " Achoura ", point culminant du deuil chiite (les 10 et 11) et une grève générale très suivie le 18.

La station de Saturne à 5° du carré involutif (24 décembre) a coïncidé avec des évènements décisifs : le 26, les exportations de pétrole ont dû être interrompues, à cause d'une énorme baisse de la production ; le 31, le chah a renvoyé le gouvernement du général Azhari et a choisi comme premier ministre l'opposant Chapour Bakhtiar, membre du Front national (qui avait été le parti de Mossadegh). Le 16 janvier 1979, cédant aux pressions de Bakhtiar et surtout des Etats-Unis, le chah quittait l'Iran "pour prendre des vacances à l'étranger"(expression de Cyrus Vance, secrétaire d'Etat américain). Un Conseil de régence était chargé d'assumer ses fonctions pendant son absence. Le même jour, Khomeyni annonçait , depuis la France, son intention de former un gouvernement provisoire et de le présenter à une Assemblée constituante. Le 19, dans la capitale, plusieurs millions de manifestants ont demandé la démission de Chapour Bakhtiar et du Conseil de régence. Le 21, Seyyed Talal Tehrani, président de ce Conseil, renonçait à son poste et se ralliait à Khomeyni, le lendemain d'un carré Vénus-Saturne. Sous une conjonction Vénus-Neptune (exacte le 26 janvier) se sont situés le retour triomphal de Khomeyni dans son pays (1er février) et son appel à Mehdi Bazargan (membre du Front national) pour diriger le gouvernement provisoire annoncé (5 février). Le 10 et le 11, grâce au ralliement d'une partie de l'armée aux nombreux insurgés, les révolutionnaires ont pris le contrôle de la capitale; le 12, Bazargan pouvait s'installer à la place de Bakhtiar, mais il a pu comparer son gouvernement à " un couteau sans lame ", car les décisions principales étaient prises par le Conseil de la révolution, nommé et inspiré par Khomeyni; le 17, le travail reprenait à la demande de Khomeyni. Sous l'opposition Soleil-Saturne (exacte le 1er mars), la NIOC annonçait la reprise des exportations de pétrole (5 mars) et des manifestations à la mémoire de Mossadegh se déroulaient (5 et 6 mars).

Le passage de Mars dans la zone du carré involutif (opposée à Saturne le 12 mars et carré à Neptune le 25), accompagné par une station de Neptune (le 23), a été marqué par la première manifestation de femmes, à Téhéran contre le port du tchador (voile islamique) le 8, les premières exécutions, sans procès, d'opposants au nouveau régime (le 13), des incidents violents au Kurdistan (le 18) et au Turkménistan (le 26), et un référendum approuvant à 98% la République islamique (le 30 et le 31), qui a été proclamée dans la nuit du 1er au 2 avril.

Au voisinage de la station de Saturne du 9 mai, une crise était ouverte par l'assassinat de l'ayatollah Moutaheri, proche de Khomeyni (1er mai). Le 13, était annoncée la condamnation à mort par contumace du chah, de Farah Diba , de plusieurs membres de leur famille, et des 3 derniers chefs du gouvernement impérial ; le même jour, était publiée une interdiction aux tribunaux révolutionnaires de condamner à la peine capitale des personnes dont il ne serait pas prouvé " qu'elles ont tué ou torturé à mort " (il y avait eu plus de 250 exécutions depuis le succès de la révolution). Le 18, des incidents éclataient au Khouzistan, région pétrolière du Sud, surtout peuplée d'ouvriers arabes : ils avaient fait beaucoup contre l'ancien régime impérial, voulaient leur autonomie politique et culturelle et une part plus grande des revenus tirés de l'or noir. Ils se heurtaient à des milices créées par Khomeyni (et dépendant du Conseil de la révolution), les pasdaran ou " gardiens de la révolution ". Le 29, à Khorramchar, ces heurts ont fait des dizaines de morts et se sont étendus à Abadan. Un cessez-le-feu a été conclu le 6 juin.

A l'approche du carré involutif de septembre, le nouveau pouvoir islamique a suscité des contestations de plus en plus vives. Le 3 août, une Assemblée constituante de 75 membres a été élue: les modérés, les partis de gauche, les dirigeants des minorités ethniques avaient appelé à ne pas voter ; ce scrutin a été surtout boycotté au Khouzistan et au Kurdistan iranien, où les habitants revendiquaient leur autonomie. Les partisans de Khomeyni dominaient donc largement cette assemblée, grâce aussi à un certain soutien populaire: les ouvriers avaient vu le salaire de base doubler et se trouvaient protégés par une loi contre les licenciements, les paysans pauvres appréciaient la priorité donnée à l'agriculture, beaucoup aimaient l'affirmation de l'identité iranienne et musulmane face aux Occidentaux, surtout envers les Américains. Mais les libertés étaient menacées : en effet, l'opposition aux lois islamiques, transmises par Dieu à Mahomet, était inacceptable, ce qui générait une grande intolérance. Le 6 août, le Conseil de la révolution approuvait une loi restreignant la liberté de la presse : peine de prison pour tout journaliste publiant des articles " outrageants, calomnieux ou contraires à la vérité " sur la révolution islamique. Le 7, le quotidien libéral " Ayandegan " était fermé et ses biens confisqués. Le 12, à Téhéran, c'était la première manifestation contre le régime depuis la révolution, avec de violents affrontements ; le 13, des commandos islamistes prenaient d'assaut les sièges de plusieurs organisations contestataires. Le projet de Constitution prévoyait d'imposer l'Islam chiite comme religion d'Etat : ceci mécontentait les partisans de la laïcité et les non musulmans, mais aussi les musulmans sunnites , nombreux dans certaines régions ( Khouzistan, Kurdistan…). Face à l'opposition kurde, Khomeyni a lancé un appel à l'armée (18 août), à qui il demandait de la combattre "d'une manière exemplairement dure " (Universalia 1980, p 58). En une quinzaine de jours, les principales villes ont été reprises aux rebelles. Un tribunal révolutionnaire itinérant a condamné à mort une centaine de " traîtres à la nation et à l'islam ", aussitôt exécutés. Près de la station de Neptune du 30 août et sous une conjonction Soleil-Saturne (exacte le 10 septembre), la prise de Mahabad (plus de 600 morts), le 3 septembre, achevait l'essentiel de cette campagne militaire; mais toutes les organisations kurdes s'étaient groupées dans un " Front uni " (22 août) , et continuaient la lutte armée.

Etait-ce pour donner un nouveau souffle à la République islamique que Khomeyni a entretenu la colère contre les Etats-Unis accueillant le chah, atteint du cancer, hospitalisé le 22 octobre à New-York ? Le 4 novembre, des "étudiants islamiques " saccageaient l'ambassade américaine à Téhéran et prenaient en otage le personnel diplomatique américain et les employés étrangers présents ; en échange de leur libération, ils exigeaient l'extradition du chah, pour qu'il soit livré à la justice islamique. Ils ont été soutenus par Khomeyni et le Conseil de la révolution : le 6, Bazargan a démissionné et n'a pas été remplacé ; le 7, Khomeyni a repoussé une offre de négociation américaine.

Sous la conjonction Vénus-Neptune (exacte le 20 novembre) le conflit s'est durci : le 12, le président Carter annonçait l'arrêt des importations américaines de pétrole iranien ; le 15, il décidait le gel des avoirs officiels iraniens aux Etats-Unis ; le 19 et le 20, Khomeyni libérait 13 otages et annonçait que les 49 autres seraient jugés pour " espionnage ". Parallèlement, après des négociations discrètes avec des représentants des rebelles kurdes, il annonçait, le 13, une trêve de 1 mois pour élaborer un règlement négocié : les villes kurdes étaient évacuées par les pasdaran et les principaux dirigeants kurdes y faisaient un retour triomphal. Khomeyni déclarait " tendre humblement la main aux Kurdes " et critiquait durement " ceux qui les ont accusés de complot contre la République islamique ". Le 21, à Mahabad, son nom était acclamé dans un meeting de 100 000 personnes.
Sous la conjonction Soleil-Neptune (exacte le 12 décembre), la Constitution a été adoptée par un référendum (les 2 et 3 décembre), mais la participation à ce scrutin a été assez faible dans l'ensemble du pays. A Tabriz, en Azerbaïdjan, l'ayatollah Chariat Madari protestait contre la nouvelle Constitution, muette sur les droits des minorités ethniques, donc des Azeris : une insurrection a éclaté au début du mois, vaincue seulement le 10 par les partisans de Khomeyni.

Le Conseil de Sécurité a voté à l'unanimité une résolution demandant la libération immédiate des otages américains (4 décembre). Sans succès. Le neveu du chah, accusé de complot, a été assassiné à Paris (7 décembre). Le 15, le souverain déchu quittait les Etats-Unis pour l'île de Contadora, en territoire panaméen. Sans aucun effet : les "étudiants islamiques" restaient intransigeants.

La crise a continué autour de la station de Saturne du 6 janvier 1980 : le 4, Kurt Waldheim (secrétaire général de l'ONU) quittait Téhéran, sans l'ombre d'un progrès dans l'affaire ses otages ; du 4 au 11, à Tabriz, les partisans de Madari et les pasdaran s'affrontaient de nouveau ; l'élection présidentielle du 25 janvier a déjoué les projets des islamistes du PRI (parti républicain islamique) de l'ayatollah Behechti, partisan fanatique de Khomeyni (son candidat n'a pas pu se présenter car il n'était pas d'origine iranienne, Khomeyni a été hospitalisé le 23, et un candidat moins intégriste, ancien compagnon de ce dernier en France, Bani Sadr, s'est imposé et a été facilement élu (75% des voix), dans un scrutin à participation massive, sauf au Kurdistan).

Le passage de Vénus dans la zone du carré involutif (carré à Neptune le 3 février et opposition à Saturne le 6) a correspondu à une crise au sommet du pouvoir islamique : le 5, à la télévision, les " étudiants islamiques " ont accusé le ministre de l'Information d'être un agent de la CIA ; il a été arrêté 2 h après, mais libéré le 6 grâce à Bani Sadr qui a obtenu , le 7, l'essentiel des pouvoirs exercés jusque là par le Conseil de la révolution. Les Etats-Unis annonçaient, le même jour, que les sanctions économiques prévues contre l'Iran ne seraient pas appliquées dans l'immédiat.

Une station de Mercure se produisait le 26 février à 1° du carré à Neptune et à un peu plus de 3° de l'opposition à Saturne : une commission de 5 juristes, nommée par l'ONU pour enquêter en Iran sur les ingérences américaines et les violations des droits de l'homme sous l'ancien régime, arrivait à Téhéran le 23. Mais Khomeyni déclarait que le sort des otages serait décidé par l'Assemblée législative élue en mars,.et l'ONU réagissait en indiquant que la commission publierait un rapport seulement si la libération des otages était assurée.

Le passage du Soleil dans la zone du carré involutif (carré à Neptune le 13 mars et opposé à Saturne le 14) a correspondu au départ de la commission de l'ONU, le 11 mars, sans avoir pu rencontrer les otages et au 1er tour des élections législatives (le 14), plutôt favorable au PRI, mais entaché de tant d'irrégularités que la proclamation des résultats et l'organisation d'un 2è tour ont été repoussées à une date ultérieure, non précisée.

La station de Neptune du 24 mars a correspondu à l'arrivée de l'ancien chah en Egypte (le 23). Au passage suivant de Mercure dans la zone du carré involutif (opposition à Saturne le 8 avril et carré à Neptune le 9), une vive tension surgissait avec l'Irak à la suite d'un attentat contre le vice-président irakien Tarek Aziz le 1er avril (arrestation de l'ayatollah Bagher Sadr, dirigeant d'un parti chiite pro-iranien, et incidents frontaliers le 9) et les Etats-Unis rompaient leurs relations diplomatiques avec l'Iran ,en annonçant des sanctions (7 avril). Peu après, la guerre a repris au Kurdistan (le 17) et les pasdaran ont envahi les universités pour y fermer les bureaux des organisations politiques qui y étaient installés, sur l'ordre du Conseil de la révolution (le 18).

Le nouveau passage de Vénus dans la zone du carré involutif (carré à Saturne le 27 avril et opposition à Neptune le 29) a correspondu à l'échec d'une tentative américaine pour libérer les otages, dans la nuit du 24 au 25. Ceci a déclenché une vague de répression sanglante : les exécutions politiques sont devenues quotidiennes.
Les évènements se sont précipités autour de la station de Saturne du 22 mai : le 9, le 2è tour des législatives donnait une confortable majorité au PRI ; le 12, le Conseil de la révolution jugeait inutile la nomination d'un premier ministre par Bani Sadr ; le 17, la Communauté économique européenne suspendait tous les contrats commerciaux conclus après la date de la prise d' otages ; le 28, le nouveau Parlement se réunissait ; le 29, son président annonçait que le problème des otages ne pourrait être traité qu'après le 20 juillet.

Il n'est guère surprenant que le climat de tension se soit aggravé en juin : non seulement le carré involutif (exact le 22) ne dépassait guère 1° d'orbe, mais il était activé par des passages du Soleil et de Mars ( Soleil carré Saturne le 11 juin et opposition Neptune le 12 ; Mars carré Neptune le 23 et conjonction Saturne le 24). Le 13, Khomeyni lançait la " Révolution culturelle islamique " ; le 19, les chefs de l'armée étaient remplacés ; le 21, des dizaines d'officiers supérieurs étaient arrêtés comme suspects de complicité dans l'opération américaine pour libérer les otages ; le 27, Khomeyni menaçait Bani Sadr et les membres du Conseil de la révolution de les écarter de leurs fonctions si les administrations continuaient à utiliser des papiers à en-tête de l'ancien régime du chah (il en avait le pouvoir, d'après la Constitution, qui avait créé en fait une dictature cléricale islamique, et Bani Sadr avait dénoncé un risque de " fascisme religieux ").

La station de Vénus (6 juillet) se produisait à 4° d'orbe de l'opposition à Neptune et à 5° d'orbe du carré à Saturne : l'islamisation s'accélérait (immenses manifestations le 4 en sa faveur, instauration d'un " nouvel ordre " islamique le 7, plus de 300 arrestations dans l'armée après la découverte le 10 d'un " sixième complot " militaire, fermeture des frontières le 16 et le 17 " pour empêcher la fuite des mercenaires de l'Amérique ") et l'Assemblée législative élisait le 17 juillet un Conseil de surveillance chargé de veiller à la conformité des lois avec l'Islam (il remplaçait le Conseil de la révolution). Le 28, Vénus passait au carré de Saturne : la veille, l'ancien chah mourait au Caire, et 191 Iraniens étaient arrêtés après des manifestations à Washington ; le 4 août , des manifestations de masse à Téhéran protestaient contre les "mauvais traitements" qu'ils auraient subis, et ils étaient libérés le 5.

A l'approche de sa station du 31 août, Neptune rétrograde était particulièrement lente : c'était le temps d'un conflit entre le PRI et Bani Sadr au sujet de la formation d'un gouvernement. Le 10, le président dénonçait " les partisans du despotisme islamique " qui cherchaient à " monopoliser le pouvoir " ; le 11, le Parlement choisissait Mohammed Ali Radjaï (proche du PRI) comme premier ministre ; le 31, Bani Sadr désapprouvait officiellement la liste des ministres proposée par Radjaï au Parlement.

Redevenue directe, Neptune était encore super-lente en septembre, ce qui renforçait son carré à Jupiter (exact le 9) ; ceci était amplifié par le passage du Soleil dans la zone du carré involutif (carré à Neptune le 12 et conjonction à Saturne le 23) : Saddam Hussein rejetait soudain l'accord frontalier d'Alger sur le Chatt al-Arab (le 17) , envahissait l'Iran et faisait bombarder Téhéran (le 22); il misait sur la fragilité d'un pays en crise interne, déjà durement touché par les sanctions économiques occidentales et rejeté par de nombreux pays arabes qui redoutaient l'exportation chez eux de la "révolution islamique"; il comptait sur une guerre-éclair qui lui permettrait de s'emparer de la grande région pétrolière du Khouzistan, peuplée surtout d'Arabes sunnites mécontents du régime de Khomeyni. Ce calcul a été déjoué par un fort réflexe patriotique iranien: le port pétrolier de Khorramchar, près d'Abadan, n'a été pris que le 24 octobre, après une résistance acharnée. Mais les exportations pétrolières iraniennes avaient chuté et, pour financer la guerre, l'Iran avait besoin d'en finir avec les sanctions économiques américaines et européennes.

Sous la conjonction Mars-Neptune (exacte le 10 novembre), le Parlement iranien posait enfin ses conditions pour la libération des otages américains (le 2) et la lutte entre Bani Sadr et le PRI devenait plus dure : Khomeyni dénonçait "ceux qui déclarent que le clergé ne doit pas intervenir dans les affaires politiques"(le 16), et Bani Sadr, de retour de la zone des combats, critiquait la torture dans les prisons et la censure dans la presse à la radio et à la télévision (le 19). Le 20, les Etats-Unis acceptaient le principe des conditions iraniennes pour la libération des otages.
Sous la conjonction Soleil-Neptune (exacte le 14 décembre), la "réponse définitive" iranienne au sujet des otages, assez gourmande financièrement, était transmise au gouvernement américain (19 décembre) et bloquait tout espoir de libération avant Noël.
Il a fallu attendre le 20 janvier 1981, jour de l'entrée en fonction du nouveau président Ronald Reagan, pour que les otages soient libres (2 jours après une station de Saturne). Le carré involutif était alors dépassé de 16°.

Il était revenu à 9° d'orbe le 5 juin, jour d'une station de Saturne : le 10, Khomeyni retirait à Bani Sadr le commandement de l'armée ; le 12, le président de la République disparaissait dans la clandestinité et appelait à la résistance contre le despotisme du parti républicain islamique. Le carré Soleil-Saturne (exact le 24 juin) était renforcé par la plus grande lenteur de Saturne : le 18, les Moudjahiddin du peuple (musulmans de gauche) , solidaires du président , déclenchaient la guerre contre le régime ; le 21, le Parlement votait la déchéance de Bani Sadr, approuvée par Khomeyni le 22 ; le 24, la date de la prochaine élection présidentielle était fixée ; le 28, un attentat détruisait le siège du PRI, en tuant son chef Behechti et 73 autres personnes.

Mes notes de juillet 1981, dans mon vieux cahier, s'achevaient , après l'étude sommaire de ces évènements de juin, par un petit texte prévisionnel dont je cite le début : "1°) Neptune change de sens le 6 septembre 1981 , devient directe : progrès des contestataires, faiblesse accrue du pouvoir. Difficultés probables pour Khomeyni ". Je m'étais trompé sur la date de la station de Neptune, qui était le 3, et non le 6 ! : - ) Mais les évènements étaient éloquents : le 30 août, une bombe explosait dans le bureau du premier ministre Bahonar et le tuait, en compagnie de Radjaï (nouveau président de la République) et du colonel Vahid Dastgherdi (chef de la police) ; le 5 septembre, un autre attentat tuait le procureur général de la révolution islamique ; le 11, c'était le tour de l'ayatollah Madani, représentant personnel de Khomeyni à Tabriz ; à partir du 9, des moudjahiddin du peuple manifestaient par petits groupes à Téhéran pour exprimer leur opposition au régime de Khomeyni.


SEXTIL INVOLUTIF (exact les 14 octobre 1982, 7 et 21 juin 1983)

Mon texte prévisionnel se terminait avec 3 dates, non commentées : " 2°) Soleil conjonction Saturne le 6 octobre 1981.
3°) Soleil conjonction Neptune le 16 décembre 1981 (avec Soleil sextil Saturne le 12) ".
Après un an environ de quasi-stagnation du front, les Iraniens réussissaient une 1ère contre-offensive au Khouzistan, le 28 septembre, en forçant les Irakiens à lever le siège d'Abadan : le sextil involutif était à un peu plus de 10° d'orbe.
Le 8 décembre 1981, l'armée iranienne libérait Boustan : le sextil involutif était à un peu plus de 4° d'orbe.

A l'approche de la station de Neptune du 29 mars 1982, l'armée iranienne lançait (du 22 au 28) " la plus importante opération militaire depuis le début du conflit irano-irakien " (Universalia 1983, p 30) : elle a libéré plus de 2000 km2 au Khouzistan ; les Irakiens n'occupaient plus qu'une petite partie du territoire de l'Iran.

Autour de la station de Saturne du 18 juin suivant, Saddam Hussein annonçait (le 20) que les troupes irakiennes allaient se retirer complètement du territoire iranien : il avait perdu la ville de Khorramchar le mois précédent ; ses plans avaient échoué et il avait besoin de paix. Le 21, Khomeyni exigeait de lui, pour arrêter les combats, outre le départ de ses soldats hors d'Iran, le paiement de dommages de guerre et le retour en Irak des réfugiés qui le souhaitaient. Le 22, le général en chef de l'armée de terre iranienne déclarait que la guerre continuerait " jusqu'au renversement de Saddam Hussein ". Le 29, le retrait irakien était terminé. Le 13 juillet, sous une conjonction Mars-Saturne (exacte le 7), l'armée iranienne pénétrait pour la 1ère fois en Irak, le lendemain du vote d'une résolution du Conseil de Sécurité demandant un arrêt des combats entre les 2 pays.

Sous la conjonction Soleil-Saturne suivante (exacte le 18 octobre), suite à une offensive iranienne d'automne, Saddam Hussein acceptait officiellement , le 26 octobre, le tracé des frontières fixé par l'accord d'Alger ( qu'il avait récusé au début de la guerre) , proposé par des médiateurs arabes dans le cadre d'un règlement du conflit. Mais l'Iran rejetait les propositions de ces médiateurs, et la guerre continuait.

Autour de la station de Saturne du 12 février 1983, les Iraniens lançaient une offensive, qualifiée de " définitive ", dans la région de Fakkeh, en direction du sud de l'Irak. Elle n'a pas eu le succès escompté, mais l'Irak a persisté à offrir la paix. Le 7 juin, jour même du sextil involutif exact, Saddam Hussein proposait un armistice provisoire pendant tout le mois de ramadan. L'Iran a refusé, et a lancé en juillet, puis en octobre de nouvelles offensives plus au nord, visant la zone pétrolière de Kirkouk : du terrain conquis, mais rien de décisif.

 

SEMI-CARRE INVOLUTIF (exact les 10 janvier, 8 mars et 24 septembre 1984)

Autour de la station de Saturne du 24 février, les Iraniens ont lancé une très grande offensive, visant Bassorah et la route qui la relie à Bagdad (le 22). Du 24 février au 2 mars, ils ont conquis les îles Majnoun, riches en pétrole. Mais les combats ont été très meurtriers, car les Irakiens ont utilisé des armes chimiques pour défendre Bassorah.
Neptune était super-lente en avril, après sa station du 2. Les Irakiens ont inauguré la "guerre des villes": ils ont envoyé leur aviation bombarder des villes à l'intérieur de l'Iran , y compris Téhéran et Bassorah; les représailles iraniennes sur Bagdad et Bassorah ne les ont pas dissuadés de recommencer, et il y a eu de plus en plus de victimes civiles.
Sous l'opposition Soleil-Saturne suivante (exacte le 3 mai), les Irakiens ont commencé la "guerre des pétroliers": le 26 avril, ils ont attaqué un supertanker saoudien; le 7 mai, un autre pétrolier saoudien était touché par un missile irakien juste après avoir s'être ravitaillé au terminal iranien de l'île de Kharg; ils cherchaient ainsi à bloquer les exportations pétrolières iraniennes. Les représailles iraniennes contre des pétroliers de pays arabes bailleurs de fonds de l'Irak n'ont nullement desserré le blocus irakien.
Autour de la station de Mars du 19 juin (à moins de 2° de l'opposition à Saturne) , les choses se sont aggravées. Le 5 (Mars à moins de 3° de l'opposition à Saturne) , les Iraniens ont subi 2 attaques meurtrières importantes: un de leurs avions, qui avait pénétré dans l'espace aérien saoudien, a été abattu par l' aviation saoudienne; un raid aérien irakien a tué plus de 300 habitants de la ville de Baneh, dans la Kurdistan iranien. Les jours suivants, la "guerre des villes" a fait de nombreuses victimes civiles dans les 2 pays: le 10, ils ont accepté, à la demande de l'ONU, d'arrêter de bombarder des zones civiles; c'est entré en vigueur le 12 et a été assez bien respecté (on avait une conjonction Soleil-Vénus, exacte le 15). Mais les attaques irakiennes contre des pétroliers à proximité du terminal de Kharg ont continué: le 24 contre un pétrolier grec, et le 27 contre un pétrolier libérien; des marins européens (un Allemand et sept Espagnols) ont été tués.
Les Iraniens ont continué à s'enliser dans cette guerre au cours des mois suivants, puis en 1985, ne confirmant pas leurs succès de l'époque du sextil involutif; par exemple, le 17 août 1985, le terminal de Kharg a été bombardé par les Irakiens avec des fusées Exocet: Saturne, super-lente (station le 25 juillet) recevait le 14 août un carré du Soleil et se trouvait à moins de 6° d'orbe du semi-carré involutif à Neptune.

SEMI-SEXTIL INVOLUTIF (exact les 10 décembre 1985, 24 juin et 20 août 1986)

Il était à moins de 2° d'orbe environ le 22 novembre 1985, sous une conjonction Soleil-Saturne (exacte le 23), quand l'ayatollah Hossein Ali Montazeri, islamiste intransigeant, a été désigné comme l'homme qui succèderait à Khomeyni, consolidant ainsi le régime.
Le 9 février 1986, commençait une offensive iranienne victorieuse dans la péninsule de Fao, zone-clé pour les activités pétrolières irakiennes, parallèlement à une attaque au nord, dans le Kurdistan irakien , qui permettait de s'emparer de quelques hauteurs.
Le 7 juin, l'Iran obtenait l'expulsion de France de Massoud Radjavi, chef des moudjahiddin du peuple, et sa médiation (jointe à celle de la Syrie et de l'Algérie) contribuait à la libération, le 20, de 2 otages français détenus au Liban par un groupe terroriste.
Le 2 août, Saddam Hussein proposait une " paix honorable " au gouvernement iranien; fort de ses succès militaires et de relations améliorées avec certains pays occidentaux, Khomeyni refusait le 7 : Saturne, lors de sa station (le 7), était à seulement 20' d'orbe du semi-sextil involutif à Neptune. Les Irakiens reprenaient leurs attaques contre les terminaux iraniens. En représailles, les Iraniens lançaient des missiles sur Bagdad: le 1er a été envoyé le 12 septembre, à 2 jours de la station de Neptune du 14. Le 12 octobre, ils annonçaient la destruction du complexe pétrolier irakien de Kirkouk. On apprenait en novembre que les Etats-Unis avaient secrètement livré des armes à l'Iran, depuis le mois de janvier, soit en gros depuis le début de cette période de semi-sextil involutif. Les partisans de Montazeri accusaient le président du Parlement, Hachemi Rafsandjani, d'avoir cherché une amélioration des relations avec les Américains. En ce même mois de novembre, Mehdi Hachemi, un proche de Montazeri très lié aux réseaux terroristes Hezbollah du Liban et d'Afghanistan, était arrêté pour " corruption ". Deux factions se disputaient le pouvoir : celle de Montazeri voulait la poursuite de la guerre contre l'Irak jusqu'au renversement de Saddam Hussein et une absence totale de compromis avec les grandes puissances et le reste du monde arabe ; celle de Rafsandjani et du président de la République Ali Khamenei , consciente de la perte de revenus, de l'inflation et de la misère générées par la guerre et l'isolement international, était plus pragmatique.


VERS LA NOUVELLE CONJONCTION


Etait-ce une conséquence de la lutte des 2 factions, aucune ne voulant paraître manquer d'ardeur dans la défense de la Révolution islamique ? Astrologiquement, serait-ce lié à une interférence uranienne dans le cycle, par la conjonction Saturne-Uranus de 1988, à moins de 10° d'orbe dès janvier 1987 ? Dès les premiers mois de 1987, on pouvait observer un raidissement de l'attitude iranienne : le 29 janvier, un sommet de la Conférence islamique, réuni à Koweït, lançait un appel à la paix, aussitôt rejeté par l'Iran ; le 26 mars, la Tunisie rompait ses relations diplomatiques avec l'Iran, accusé de menées subversives par le biais de réseaux islamistes ; les attaques iraniennes contre les pétroliers koweïtiens se sont multipliées et les Etats-Unis , en mai, en ont mis 11 sous pavillon américain.; le 7 juin, 80 000 ouvrages de l'université d'Ispahan ont été incendiés par des extrémistes ; le même mois, les relations diplomatiques se tendaient sérieusement avec le Royaume-Uni ; les rivalités au sein du PRI étaient devenues telles que Khomeyni l' a contraint à s'auto-dissoudre ; le 17 juillet, c'était la rupture des relations diplomatiques avec la France (affaire Gordji, Iranien soupçonné d'être l'organisateur des attentats de septembre 1986 à Paris, et incendie le 14 juillet du porte-conteneur français " Ville d'Anvers " par deux vedettes iraniennes).
Les jours suivants, on assistait à une escalade spectaculaire : le Conseil de Sécurité ayant voté le 20 juillet, à l'unanimité, la résolution 598 qui demandait l'arrêt immédiat de la guerre Iran-Irak, l'Iran la rejetait et le Hezbollah libanais, pro-iranien, déclarait le 21 la guerre sainte contre l'ONU; les Etats-Unis décidaient de faire escorter les navires koweïtiens à pavillon américain par des unités de leur marine de guerre; le 31 juillet, des pèlerins iraniens provoquaient des incidents violents à La Mecque, et il y avait des centaines de morts. Les mois suivants, les attaques iraniennes contre des pétroliers se sont multipliées, directes ou indirectes (par mouillage de mines). Le 21 septembre, près de la station de Neptune du 17, c'était le 1er affrontement direct avec les forces américaines : un navire iranien, surpris en train de mouiller des mines, a été attaqué, à la roquette et à la mitrailleuse, par un hélicoptère américain. Une semaine après, le jour d'un carré Soleil-Neptune, Mehdi Hachemi , le proche de Montazeri arrêté l 'automne précédent, était exécuté. Le 8 octobre, 3 vedettes iraniennes étaient coulées par des hélicoptères américains. Réuni à Amman du 8 au 11 novembre, un sommet de la Ligue arabe condamnait l'Iran, de plus en plus isolé sur le plan international. Une exception : fin novembre, l'affaire Gordji était résolue (il était échangé contre 2 otages français libérés par l'OJR, organisation terroriste libanaise liée à l'Etat iranien) et les relations se détendaient avec la France.
Face à cette situation de crise, un courant réagissait en voulant une étatisation de l'économie et des mesures en faveur des plus démunis. Le président Khamenei, dans un sermon à la prière du vendredi, a insisté sur la nécessité de respecter la Constitution et les lois islamiques, s'opposant implicitement à une dérive révolutionnaire du régime (11 décembre 1987, sous la conjonction Soleil-Saturne exacte le 16). Khomeyni répondait à Khamenei début janvier 1988 par une lettre ouverte proclamant que la logique révolutionnaire devait l'emporter sur un respect formaliste de la loi, même religieuse (dans l'orbe de la conjonction Soleil-Neptune du 29 décembre 1987).
Sous la conjonction Mars-Saturne du 23 février 1988, la guerre s'est brusquement intensifiée, avec la reprise de la guerre des villes par les Irakiens le 28 et une soudaine accélération du rythme des évènements. On était déjà dans les temps de la nouvelle conjonction Saturne-Neptune, maintenant à 10° d'orbe, activée par la conjonction Saturne-Uranus (exacte le 13 février).

 

LE CYCLE ACTUEL


CONJONCTION (exacte les 3 mars, 24 juin et 13 novembre 1989)

Sous la conjonction Mars-Neptune (exacte le 8 mars 1988), les Iraniens ont surpris les Irakiens en attaquant au nord alors qu'il étaient attendus au sud : le 12 mars, ils lançaient une vigoureuse offensive au Kurdistan et s'emparaient le 17 d'Halabja et de Khormal ; mais le 19, des bombes chimiques irakiennes étaient lâchées sur Halabja et faisaient de très nombreuses victimes. Et le 28, le Khouzistan était envahi par des Moudjahiddin du peuple venus d'Irak, sous un carré Soleil-Neptune (exact le 30).

Le grand tournant de cette guerre a eu lieu près des stations respectives d'Uranus (4 avril) , puis de Saturne et de Neptune (toutes les deux le 11 avril) : les Irakiens ont repris en quelques heures la péninsule de Fao (17-18 avril) ; l'Iran avait subi là son plus grave revers depuis 1982, doublé d'un désastreux affrontement avec la flotte américaine (14-19 avril) où 6 navires iraniens étaient détruits, et suivi par la décision saoudienne de rompre les relations diplomatiques avec lui (26 avril).

Le 22 mai , une station de Vénus se produisait à 1° d'orbe de l'opposition à Saturne et à Uranus : le 25, les Irakiens lançaient une offensive, bientôt victorieuse, en direction de Chalamcheh ; le 2 juin, Khomeyni confiait le commandement de l'armée à Rafsandjani, depuis longtemps réservé face à la poursuite continuelle de cette guerre ruineuse, pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être.

La conjonction Saturne-Uranus était exacte le 26 juin, et le Soleil passait à l'opposition de Saturne et d'Uranus le 20 juin, puis à celle de Neptune le 30; ceci a été pour l'Iran un temps de désastres se succédant rapidement : défaites au Kurdistan irakien (14-30 juin), perte des îles Majnoun (25-28 juin), Airbus civil iranien abattu (290 morts), par erreur, dans le détroit d'Ormuz, par le croiseur américain " Vincennes " (3 juillet).

A l'approche du sextil Soleil-Jupiter du 22 juillet, l'Iran acceptait sans condition (le 18) la résolution 598, déjà vieille d'un an, du Conseil de Sécurité, et on aboutissait enfin à un cessez-le-feu total le 20 août.

La lutte entre les factions est devenue encore plus dure : Montazeri, dès juillet 1988, a dénoncé " les erreurs de la République islamique ". Les arrestations se sont multipliées, et les exécutions aussi :on a estimé leur nombre à plus de 2500 dans les mois qui ont suivi la fin de la guerre (11 partisans de Montazeri en novembre, mais aussi des moudjahiddins du peuple, des communistes, d'autres opposants ou supposés tels).

Khomeyni, pour empêcher l'assouplissement du régime et son rapprochement avec les autres pays arabes et avec l'Occident, a lancé sous forme de fatwa (décret religieux) un appel au meurtre du romancier britannique (d'origine indienne) Salman Rushdie, auteur des " Versets sataniques ", livre qui selon lui " offense l'Islam, le Prophète et le Coran " (14 février 1989). Ce jour-là, le Soleil passait au semi-carré de Saturne, et le lendemain à celui de Neptune. Le côté spectaculaire de l'événement me semble lié à une interférence jupitérienne : on avait aussi, le 15 février, un carré Soleil-Jupiter, renforcé par la super-lenteur de Jupiter, proche de sa station du 20 janvier (à 26' du sesqui-carré à Neptune). L'indignation a été forte dans le monde entier ; par exemple, les pays de la CEE ont rappelé leurs ambassadeurs.

Montazeri ayant une attitude très critique, Khomeyni l'a démis de sa position de successeur désigné le 28 mars ; presque simultanément, il a fait choisir Rafsandjani comme candidat de l'Association des religieux combattants (parti quasi-officiel, majoritaire au Parlement) à l'élection présidentielle : c'était dans l'orbe d'un carré Soleil-Neptune (exact le 2 avril).

Khomeyni, malade du cancer, mourait à la suite d'une opération, le 3 juin : c'était 21 jours avant la 2è échéance exacte de la conjonction, près d'une station de Mercure (5 juin) à 40' d'orbe du sesqui-carré à Saturne. Sa succession comme guide de la République islamique a été provisoirement confiée à Ali Khamenei, président de la République en exercice jusqu'à l'élection présidentielle. Du 20 au 23 juin, Rafsandjani a été accueilli en URSS comme un chef d'Etat.

Le 28 juillet, un référendum approuvait un renforcement des pouvoirs présidentiels, et Rafsandjani était triomphalement élu président de la République, Khamenei restant guide de la République islamique. Le même jour, les Israéliens enlevaient, au sud Liban, le cheikh Abdel Karim Obeid, un responsable du Hezbollah pro-iranien. Le 30, un ultimatum émanant de l'organisation " Opprimés du monde " menaçait de tuer des otages américains si le cheikh n'était pas libéré ; le délai fixé était bref pour la 1ère " exécution " , et dès le 31, elle diffusait une bande vidéo montrant la pendaison du lieutenant-colonel américain William Higgins (otage depuis le 17 février 1988). Israël a alors proposé d'échanger le cheikh Obeid et tous ses autres prisonniers chiites contre les otages occidentaux et les prisonniers israéliens au Liban. Le 4 août, Rafsandjani a proposé d' " aider " les Etats-Unis, s'ils " renoncent à recourir à la force ", à résoudre l'affaire des otages. Le 6, les extrémistes chiites libanais acceptaient le principe de l'échange d'otages occidentaux contre des détenus en Israël et proposaient un rôle de médiateur pour la Syrie : on avait le 5 un sextil Mercure-Jupiter.

A l'approche de la conjonction Saturne-Neptune du 13 novembre, des émeutes de la faim éclataient à Téhéran (le 2) ; mais, le 6, les Etats-Unis décidaient de restituer à l'Iran 570 millions de dollars d'avoirs gelés depuis 1980 : ceci correspondait au trigone Soleil-Jupiter du 3 novembre, et prolongeait l'accalmie diplomatique du début d'août.

L'année suivante a été marquée par d'autres signes de reconstruction économique et d'apaisement diplomatique. Les contacts ont été repris avec les grandes institutions financières internationales, comme la Banque mondiale et le FMI. Près de la station de Neptune du 16 avril, la France décidait de reconstruire le terminal de Kharg, pièce maîtresse de l'infrastructure pétrolière iranienne (avril 1990). Et le 3 juillet, c'était _ enfin_ la 1ère rencontre entre les ministres des affaires étrangères d'Irak et d'Iran depuis la fin de la guerre: c'était sous une conjonction Soleil-Jupiter à 9° d'orbe (exacte le 15), intégrée dans le déroulement du cycle Saturne-Neptune par les passages du Soleil à l'opposition de Neptune le 5, puis à celle de Saturne le 14. Près des stations de Saturne et de Neptune du 23 septembre, sous un sextil Soleil-Jupiter à 4° d'orbe, les relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne étaient rétablies (27 septembre). Sous une conjonction Soleil-Vénus à 2° d'orbe, la CEE levait les sanctions contre l'Iran.

Sous une conjonction Soleil-Saturne (exacte le 18 janvier 1991) , un marché libre des changes était créé pour les investissements privés, les importations et exportations de produits finis et le tourisme (20 janvier). Ce qui aboutissait à une dévaluation importante du rial.

SEMI-SEXTIL EVOLUTIF (exact les 4 et 19 juin 1992, puis le 27 janvier 1993)

Le 8 mai 1992, le 2è tour des élections législatives était le théâtre d'un affrontement entre l'Association des religieux combattants, groupant les défenseurs intransigeants de l'héritage de Khomeyni, et l'Association du clergé combattant, plus modérée, soutenue par Khamenei et Rafsandjani. Cette dernière a largement gagné, prenant même la totalité des sièges de députés de la ville de Téhéran. Ceci avait lieu sous des aspects solaires aux 2 pôles du cycle, renforcés par la super-lenteur des 2 planètes (station de Neptune le 20 avril et de Saturne le 28 mai) : Soleil carré Saturne le 8 mai et trigone Neptune le 9. Le tournant pris après la mort de Khomeyni était confirmé, et l'autorité du tandem Rafsandjani-Khamenei consolidée par la conquête d'une majorité parlementaire.

Cette année-là, l'Iran s'est efforcé d'ouvrir davantage son économie aux étrangers en les autorisant à acquérir jusqu'à 49 p. 100 du capital des sociétés iraniennes. Le gouvernement a privatisé à 67% une dizaine des plus importantes entreprises. Les bons qui permettaient à la population de se procurer des produits rationnés et subventionnés par l'État ont été supprimés à la demande du FMI.

SEMI-CARRE EVOLUTIF (exact les 10 avril , 29 octobre et 21 décembre 1994)

Il a commencé à se manifester dès l'élection présidentielle du 11 juin 1993, très près d'une station de Saturne (le 10) à 5° du semi-carré évolutif à Neptune : Rafsandjani a été réélu , mais il y a eu 44% d'abstentions. A la suite de la dévaluation de 95% du rial en mars, de nombreuses PME ont eu des difficultés; il y a eu de violentes manifestations dans plusieurs villes, puis cet avertissement électoral de juin.

En octobre 1993, un nouveau ministre de l'Economie et des Finances changeait de politique économique et sociale : pour réduire la dette extérieure, il augmentait les droits de douane ; contre l'inflation qui frappe les classes populaires, il plafonnait les prix de certains produits de base : on avait Saturne super-lente, à l'approche de sa station du 28 octobre.

En 1994, le gouvernement imposait une cure d'austérité à l'économie iranienne : les revenus pétroliers et gaziers étaient affectés prioritairement au remboursement de la dette extérieure. Le mécontentement populaire grandissait, et il était exploité par les nostalgiques de Khomeyni. Le 20 juin, une bombe explosait dans le mausolée de l'imam Reza, à Meched (25 morts) ; cet attentat était attribué aux Moudjahiddin du peuple : on avait une station de Saturne le 23 juin. Le 5 juillet, une bombe était désamorcée au mausolée de Khomeyni. Parallèlement, Le guide de la République islamique, Ali Khamenei, interdisait la cravate et le nœud papillon (30 juin) et une loi excluait les femmes du public des matches de football (juillet), deux mesures chères aux intégristes chiites. Mais le malaise et la colère étaient toujours présents : quelques jours après l'opposition Mercure-Neptune du 29 juillet, une émeute à Qazvin faisait 6 morts (3 août).

Le 2 décembre, 2 associations religieuses désignaient Khamenei comme " source de référence ", ce qui lui conférait un pouvoir sur toute la communauté chiite mondiale (partagé, cependant, avec 6 autres ayatollahs) ; cette désignation était approuvée par le Parlement, et apparaissait aux opposants et à certains dignitaires religieux comme un coup de force : Saturne super-lente (station le 9 novembre) était au carré du Soleil le 28 novembre, et le semi-carré évolutif à seulement 25' d'orbe.

L'atmosphère de crise liée au semi-carré a mis longtemps à se dissiper : elle était encore présente le 4 avril 1995, quand le doublement du prix de l'essence a provoqué des émeutes à Islamchar, dans la banlieue de Téhéran : c'était 3 jours après une station de Jupiter, à moins de 3° du carré à Saturne, et à 24' du semi-carré à Uranus. Et aussi le 30 avril suivant, 3 jours après une station de Neptune, quand les Etats-Unis ont décidé des sanctions économiques contre l'Iran à cause de son soutien au terrorisme anti-israélien : un embargo commercial et financier à partir du 8 mai.

SEXTIL EVOLUTIF (exact les 27 juin et 17 août 1995, puis le 15 mars 1996)

On aurait pu logiquement croire à une aggravation de la crise sous l'effet des sanctions américaines, encore alourdies par une loi du 5 août 1996 ordonnant de boycotter les sociétés étrangères continuant à pratiquer des échanges avec l'Iran : difficultés économiques, malaise social, déstabilisation politique… Mais les évènements ont pris une autre tournure, tout à fait dans le style d'un sextil évolutif:
1° Les alliés des Etats-Unis ne les ont généralement pas suivis dans le boycott de l'Iran : les pays de l'Union européenne ont protesté, et la Turquie a signé un contrat d'importation de gaz iranien d'une durée de 22 ans et d'un montant de 20 milliards de dollars (12 août 1996) : Mercure trigone Jupiter le 7.
2° L'Iran s'est spectaculairement rapproché de la Russie.
3° L'Iran a renforcé sa présence économique dans le Golfe.
4° L'Iran a accru son influence au Kurdistan irakien.
5° L'Iran a relié les républiques d'Asie centrale aux mers chaudes par chemin de fer : le 13 mai 1996, inauguration de la ligne Meched-Sarrakhs (160 km), dernier tronçon de la liaison Pékin-Istanbul : trigone Soleil-Jupiter du 7, renforcé par la station de Jupiter du 4.

Politiquement, le courant intégriste islamique a perdu du terrain face aux partisans du président Rafsandjani, et le rapport des forces issu des élections législatives du 19 avril 1996 (le Soleil passait au carré de Neptune le 17 et au semi-sextil de Saturne le 21) a été un facteur d'équilibre entre les deux dirigeants (Khamenei et Rafsandjani), donc de stabilité du régime : les islamistes intégristes partisans de Khamenei obtenaient une centaine de sièges sur 270. mais les partisans de Rafsandjani en avaient environ 70 et la gauche - également musulmane chiite - remportait une quarantaine de sièges.

CARRE EVOLUTIF (exact les 25 juin et 1er novembre1998, puis le 6 avril 1999)

Il s'est manifesté par de grosses difficultés économiques dues à la baisse des prix du pétrole brut et du gaz naturel (indexé sur celui du pétrole brut) lors du contre-choc pétrolier de 1997-1998, ce qui a provoqué un malaise social sérieux.

Sur le plan politique, l'élection présidentielle du 23 mai 1997 a été marquée par le triomphe du candidat soutenu par Rafsandjani, Mohammed Khatami, élu avec 69% des voix , sous un trigone Soleil-Neptune (exact le 20 mai) renforcé par la très grande lenteur de Neptune (rétrograde depuis sa station du 1er mai). La crise politique au sommet de l'Etat, entre le président élu et le Guide de la République islamique, s'est développée surtout à partir du début de 1998. Le 7 janvier, le président Khatami prônait le développement de relations culturelles entre l'Iran et les États-Unis afin de rompre la "méfiance" existant entre les 2 pays : on avait un carré Soleil-Saturne le 4. Le 16, au contraire, l'ayatollah Khamenei affirmait que l'Iran "n'adressera jamais la parole" aux Etats-Unis : on avait une conjonction Soleil-Neptune le 19.

Les premiers incidents graves ont éclaté en avril. Le 4, on apprenait soudain l'arrestation du maire de Téhéran, Golambossein Karbastchi, un partisan , très populaire, du président Khatami ; il était accusé de corruption et de mauvaise gestion : c'était sous une conjonction Mars-Saturne (exacte le 2). A la surprise générale, le lendemain 5 avril, le gouvernement s'étonnait publiquement de cette arrestation. " Il s'agit de la première crise de cette ampleur entre les factions au pouvoir " (Universalis, article Iran 1990-1998). Le 8, Ali Khamenei, Guide de la République islamique, demandait au président Khatami et à Mohammed Yazdi (chef du pouvoir judiciaire, islamiste intégriste) de coordonner leur action. Le 14, de nombreux étudiants ont manifesté à Téhéran pour la libération du maire et ils ont été violemment agressés par des militants intégristes : c'était le lendemain d'une conjonction Soleil-Saturne. Le 15, Mars était arrivé au carré exact de Neptune, et Khamenei ordonnait la libération sous caution du maire.

Sous un carré évolutif à orbe faible, en juin et juillet, la crise politique s'est poursuivie : outre des attentats des Moudjahiddin du peuple (2-3 juin, près du carré Vénus-Neptune du 31 mai), une déclaration de Madeleine Albright, secrétaire d'Etat de Clinton (17 juin, près du sesqui-carré Mars-Neptune du 16) a probablement mécontenté le Guide Khamenei et alimenté la lutte des 2 factions : elle exprimait l'intention des Etats-Unis de parvenir à retrouver des " relations normales " avec l'Iran. Le passage solaire à l'opposition de Neptune (23 juillet) et au carré de Saturne (26 juillet) a correspondu à l'essai (le 22) d'un missile (Shahab-3) d'une portée de 1300 km, ce qui n'était agréable ni pour Israël ni pour les Etats-Unis, et surtout à la condamnation de Karbastchi à 5 ans de prison (le 23) : on insistait sur son financement illégal de la campagne présidentielle du candidat Khatami (or, la justice en Iran est indépendante de tous les pouvoirs, sauf du Guide Khamenei : - ) ). Par ailleurs, le président réussissait à améliorer les relations avec la France, qui libérait (le 31) Massad Hendi, emprisonné depuis septembre 1991 à cause de son implication dans l'assassinat de l'ancien premier ministre Bakhtiar (ce qui était contraire à la stratégie de tension préférée par Khamenei).

Août et septembre ont été marqués par une tension avec les talibans et par une poursuite de la détente avec l'Occident . Près de la station de Saturne du 15 août, 1 journaliste et 10 diplomates iraniens ont disparu lors de la prise de Mazar-i-Sharif par les talibans (12 août). Le 3 septembre (jour d'un carré de la Lune à cette Saturne super-lente), Amnesty International affirmait qu'ils avaient été tués par les talibans. L'Iran massait aussitôt des troupes à la frontière afghane ; les talibans admettaient alors qu'ils pouvaient avoir été tués, mais niaient toute responsabilité de leur part ; le 10, ils annonçaient la découverte de 9 des corps des diplomates, qui auraient été tués par des " miliciens incontrôlés ". Ce conflit n'a rien de surprenant, car la lutte entre intégristes chiites et sunnites (ici les talibans) est acharnée et impitoyable. Près de cette même station de Saturne du 15 août, c'était la 1ère visite d'un ministre français des Affaires étrangères en Iran depuis 1991, avec la venue d'Hubert Védrine (les 22 et 23). Surtout, le gouvernement iranien déclarait , le 24 septembre, ne plus offrir de récompense pour l'exécution de Salman Rushdie (écrivain condamné à mort par une fatwa de Khomeyni et réfugié en Grande-Bretagne). Aussitôt, le Royaume-Uni décidait la normalisation complète de ses relations avec l'Iran : le Soleil était le 22 au trigone de Neptune, et sa conjonction à Vénus était à 10 ° d'orbe.

Le 22 novembre, sous un carré évolutif à 2° d'orbe, Daryoush Fourouhar (président du Parti du peuple d'Iran) et Parvanch Eskandari, sa femme, étaient assassinés. Le président Khatami parvenait à imposer l'ouverture d'une enquête. Très vite, on découvrait que les coupables étaient tous des membres des services de renseignements , et 3 d'entre eux étaient condamnés à mort. Le 5 janvier 1999, le ministre des Renseignements (un intégriste de la faction de Khamenei) était obligé de reconnaître sa responsabilité dans ce meurtre et dans celui de 3 écrivains en décembre ; et Khatami _ fait inouï_ obtenait son limogeage : Vénus passait le 2 janvier au carré de Saturne super-lente (station le 29 décembre) et arrivait le 5 à la conjonction de Neptune, activant ainsi le carré évolutif. Dans la foulée de ce succès, les partisans de Khatami ont remporté les élections municipales de mars, avec 70% des voix, sous un carré évolutif à orbe faible.

Pour gagner les élections législatives, les partisans de Khamenei ont obtenu le vote d'une loi limitant la liberté de la presse (7 juillet 1999) ; on était très loin d'un carré évolutif exact, mais de nombreux éléments d'activation étaient présents : station de Mercure qui devenait rétrograde le 12 juillet (parfait symbole d'un recul de la communication ) et qui était (le 7) 6° après l'opposition à Neptune et 5° avant le carré à Saturne ; opposition Mars-Jupiter (le 10) à moins de 2° du carré à Neptune. Le 8, le journal contestataire Salaam était interdit : aussitôt, de nombreux étudiants manifestaient pacifiquement à Téhéran pour la liberté de la presse ; mais des agents provocateurs se sont infiltrés parmi eux ; Khatami et l'Union des étudiants réformistes ont été obligés de se dissocier des manifestants.

Dès le 1er tour, les élections législatives de février 2000 se sont montrées défavorables aux partisans du Guide ; entre les 2 tours, le Parlement sortant a amendé la loi sur la presse : les journalistes d'une publication interdite perdaient le droit de se faire embaucher par un autre journal, ce qui empêchait de la remplacer par une autre en en changeant seulement le titre. Le 2è tour du 18 février a donné les 2/3 des sièges aux partisans de Khatami : le carré évolutif était entre 6 et 7° d'orbe, et il était activé par un sextil Mars-Neptune (le 18) et une conjonction Vénus-Neptune (le 22). Quelque temps après, la nouvelle majorité votait un texte annulant les amendements à la loi sur la presse votés entre les 2 tours ; mais le Guide Khamenei y mettait son veto, affirmant que son contenu était contraire aux préceptes de l'Islam. Le printemps 2000 a été marqué par une campagne de répression sans précédent depuis la mort de Khomeyni. L'ayatollah Mesbah Yazdi, chef de file de l'extrême droite, prêchait que le recours à la violence était "obligatoire" si la République islamique ne pouvait être défendue autrement, "même si des milliers de personnes devaient en périr" : selon lui, un bon musulman devait "abattre sur-le-champ" tout individu qui " insulterait l'islam ou le Prophète ". Le Guide lui-même déclarait , un peu plus tard, que la violence était légitime contre ceux qui bafouaient les préceptes de l'Islam. . Par ailleurs, les mesures d'intimidation se sont multipliées contre les opposants, dans le but d'affaiblir au maximum le score de Khatami aux élections présidentielles de 2001 et d'affermir l'emprise du Guide, protégeant ainsi la théocratie contre la démocratie.


TRIGONE EVOLUTIF (exact le 25 juin 2001, puis les 23 janvier et 2 avril 2002)

Pourtant, les élections présidentielles du 8 juin 2001 ont été un triomphe pour Khatami, réélu avec 75% des voix : le trigone évolutif était à 2° d'orbe et il était activé par les passages du Soleil à la conjonction de Saturne le 25 mai et au trigone de Neptune le 30. Elles ont conforté des espoirs de détente extérieure et intérieure.

Effectivement, en septembre-octobre 2001, les relations avec les Etats-Unis ont été à leur meilleur niveau depuis 1978 : on avait alors les trigones du Soleil avec Neptune le 29 septembre et avec Saturne le 8 octobre, renforcés par les stations de Saturne le 27 septembre et de Neptune le 18 octobre ; sans oublier une station de Mercure le 23 octobre à moins de 5° d'une conjonction à Vénus , Vénus trigone Neptune le 20 , Mercure trigone Saturne le 21.
" Le point de l'actualité internationale à 05H10-- Mercredi 17 octobre 2001
WASHINGTON (AP) -- L'Iran a garanti à Washington, par l'intermédiaire des Suisses, qu'il tenterait de secourir tout soldat américain trouvé en détresse sur son territoire, a annoncé mardi un haut responsable américain.
Au cours d'un échange diplomatique inhabituel, les deux pays, en froid depuis plus de 20 ans, se sont offert des assurances mutuelles sur le respect de l'intégrité territoriale de chacun. "
Ceci est encore plus remarquable si on songe aux théories de l'administration Bush sur " l'axe du mal " (qui inclut l'Iran) et me paraît un bon exemple de la puissance de ce trigone évolutif.

Le 20 avril 2002, il était à moins de 2° d'orbe lors du courageux retour en Iran d'Ebrahim Yazdi, ainsi raconté par une dépêche de l'Associated Press : " Le principal opposant iranien au régime des mollahs est rentré samedi des Etats-Unis, accueilli à Téhéran par plus de 200 de ses partisans émus, dont bon nombre venaient de sortir de prison. Ebrahim Yazdi, 70 ans, dirigeant du Mouvement de la libération de l'Iran (MLI, interdit), qui avait quitté le pays en novembre 2000 pour se faire soigner d'un cancer, a promis de remobiliser le camp de la réforme, cible d'une vague de répression de la part des 'durs' du régime. " Le MLI avait été fondé par Mehdi Bazargan, et Ebrahim Yazdi avait promis de revenir se présenter devant la justice à l'issue de son traitement.

Du 17 au 19 juin 2002, Khatami accueillait son homologue turc Ahmet Necdet Sezer, escorté de nombreux hommes d'affaires, approfondissant ainsi des relations, souvent difficiles, avec ce grand voisin du Nord : c'était sous une conjonction Soleil-Saturne (exacte le 9 juin).

SESQUI-CARRE EVOLUTIF (exact le 30 juillet et le 30 décembre 2002, puis le 20 mai 2003)

Il était à moins de 2° d'orbe le 12 août 2002 et il était activé par l'opposition Soleil-Neptune du 2 août, marquée par une interférence de Mars (en opposition à Neptune le 28 juillet et en conjonction au Soleil le 10 août) : des pluies torrentielles ont provoqué des inondations importantes (des dizaines de personnes noyées, des routes détruites) autour de la ville de Galikesh, à 500 km au nord-est de Téhéran.

Il était à moins de 1° d'orbe le 7 janvier 2003 : ce jour-là, l'Iran se voyait obligé de démentir toute implication dans l'attentat du dimanche 5 janvier à Tel Aviv, revendiqué le lundi 6 par une faction des Brigades des martyrs d'El-Aqsa. Derrière ce démenti, on sent planer une inquiétude face à l'accusation américaine le qualifiant d' " Etat terroriste ", d' " Etat-voyou ", comme l'Irak et la Corée du Nord.

Il était à plus de 3° d'orbe, mais activé par la station de Saturne du 22 février, quand 302 militaires iraniens ont été tués dans un accident d'avion, au sud de l'Iran (19 février). Le 22, l'Iran promettait à l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) de lui fournir, à l'avance, des informations sur ses nouvelles installations nucléaires. Même inquiétude que lors du démenti du 7 janvier.

Saturne était encore super-lente le 19 mars quand la guerre d'Irak a commencé, puis le 21, quand un missile américain a touché un bâtiment du ministère iranien du pétrole à Abadan, près de la frontière irakienne : c'était le jour d'un sesqui-carré Lune-Saturne.

Le 10 mai, après 20 ans d'exil en Iran, le principal chef religieux chiite irakien, l'ayatollah Mohammed Bakr al-Hakim, est rentré dans son pays, où il a appelé à la création d'un Etat islamique, tout en condamnant l'extrémisme religieux. Défi évident aux Etats-Unis. Le sesqui-carré évolutif était alors à 1° d'orbe environ et la station de Neptune du 16 mai renforçait le carré Mercure-Neptune du 12 et la conjonction Mars-Neptune du 14.
Le 20 mai, le jour même du sesqui-carré évolutif exact, 116 personnalités iraniennes (journalistes, intellectuels, leaders étudiants, députés ou religieux réformateurs, membres de l'opposition libérale), publiaient une lettre ouverte, reproduite par la presse, qui réclamait des réformes radicales : " Nous voulons un Iran libre et indépendant. Autant nous craignons le retour de la domination étrangère ou une attaque étrangère, autant nous détestons la dictature religieuse et la suppression des libertés du peuple […] Nous devons tirer les leçons de ce qui est arrivé aux talibans et à Saddam Hussein et nous pouvons être sûrs que la dictature, quelle qu'en soit la forme, n'a pas d'autre vocation que d'être renversée ". Selon " Le Monde " du 20 mai, cette lettre des 116 est parue " en pleine période de crispation, l'encerclement américain (Irak, Afghanistan) ayant durci le bras de fer entre conservateurs et réformateurs ".

Les évènements de ce mois de juin se situent sous un sesqui-carré évolutif à orbe faible, activé par des aspects importants : l'opposition Jupiter-Neptune du 3 juin et la conjonction Soleil-Saturne du 24. Les manifestations nocturnes contre le régime pendant plusieurs nuits de suite à Téhéran (10-15 juin) sont d'une tonalité plus dure que la démarche des 116 personnalités, mais elles reflètent le même malaise. L'Iran sommé le lundi 16 par l'AIEA de prouver qu'il ne cherche pas à acquérir un armement nucléaire, c'est encore, comme au début de l'année, la nécessité de ne fournir aucun prétexte à une attaque américaine.

Saverdun (Ariège), le mardi 17 juin 2003,

Gérard Laffont

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